mardi 9 février 2010

"Attention à ne pas se laisser porter par le flot de l'écriture"
Madame K., copie de français, première.

"Seule la vérité était digne de la vie de mon père".

Annie Ernaux, à quelques mètres de moi, une heure et demie à retenir son souffle.

samedi 6 février 2010


" Au. dit :
Ah ca va, tu t'es rattrapée avec tes deux autres spécialités: le sexe, les femmes et ta soit disante chasteté.. "

vendredi 5 février 2010



Des couleurs qui ne te ressemblent pas - colombes électriques dans cage thoracique quand tes yeux sur moi se posent - coup de soleils sur amours blancs d'hiver sans neige - coups de neige sur soleils blancs sans hiver.

A nos amours blancs, tes yeux : à moi, mes yeux : sur la neige, coups d'amours colorés, sans ressemblance.

Blanchir par tes mots qui sonnent l'absence, creuse : ton corps qui tombe comme les chutes du Niagara sur mes mots perdus dans les racines de tes cheveux.


Ta peau est un couteau.
Vous avez peur.
Vous mourez de peur.

Et moi, je suis innocente,
je n'ai rien voulu.

jeudi 4 février 2010




mardi 2 février 2010

Il faut faire mieux. Travailler plus entre deux rendez-vous chez le docteur T.
Faire mieux avec moins d'anti depresseurs. Faire mieux en oubliant les larmes de maman, le soir, les folies nocturnes. Faire mieux en redoutant l'appel qui me terrifie. Faire mieux en continuant à cacher sa double vie à tout le monde.
Je n'ai pas ouvert cette feuille remplie de chiffres évaluant ma valeur. Faire mieux en ne valant rien.

Je vous envie, vous et votre stabilité. Vivre seule après 18 ans de crises familiales, entre le suicide de la soeur et l'alcoolisme du géniteur. J'aimerais avoir une famille, un père, une mère, des dîners en famille, des sourires, des projets, la délicieuse simplicité.



C'est redoutable d'écrire lorsque l'on voit que les mots qui s'entrechoquent ne sont pas un déguisement de plus mais une vérité étouffée.
Je suis une crétine (in)finie.

dimanche 31 janvier 2010

Sur Paris à partir du 6.
Les concernés se reconnaitront, j'attends vos e-mails.
L'alcool. Des filles qui ressemblent à des garçons. Ma mère me le répétait souvent. Ma mère jouait avec des armes. Elle avait les cheveux courte et beaucoup de révolte dans le sang. Suis-je de la même chair.

Des Traumatismes dans le bureau de Mlle J.
Face à face, sourire gêné lors d'un frôlement distrait de pieds.
C'est drôle, étaler ses entrailles et frémir lors d'un simple contact.
Ambivalence de la psychologie, de ses longs cheveux bruns et des talons que j'entends claquer dans le couloir, me préparant à adopter un quelconque visage lors de sa venue. La petite grande fille à la féminité bruyante.
Ce n'est pas ma mère.

Ce soir, c'est la première fois qu'elle m'a dit " c'est parce que tu n'as pas eu de père, tu ne peux pas comprendre ",
j'aurais rendu les coups maman, tandis que tu arrachais l'herbe pour ne pas pleurer, un vrai homme, mais je n'ai pas tant de force dans les mains, moi,

aujourd'hui, hier, oublions la nuit, 13h25, peut-être 26, peut-être 27 : "Je veux connaître dix femmes et hommes, non, dix femmes, et dix hommes, au moins, dans ma vie". Elle a éclaté de rire, je l'ai rattrapée au vol. "En réalité, tu es vraiment trop prude".
Je ne viens pas du ventre de ma mère,
je ne cherche pas à retrouver ma mère en embrassant C.,
je ne cherche pas à fuir mon père que je n'ai pas eu non plus,

non, Mlle J. n'a jamais dit ça, ça ne lui a même pas traversé l'esprit, c'est très sain cet amour, mon amour, très très sain, j'aime tous les sexes car je n'ai pas de désir fixe, souvent je rêve qu'il n'y a rien dans ma culotte, comme dans mon coeur, peut-être, je ne sais pas, mais elle n'aurait pas pensé à dire ça, non, elle m'a toujours regardé d'un air qui signifiait, je crois, "Il faudra pourtant bien choisir, un jour".

Femme ou homme? Etre ou aimer? Père ou mère?


L'écriture.
Je n'ai jamais vu la vraie beauté avant ce soir, non,

je n'avais jamais goûté à la vraie beauté avant ce soir.


"J'aimerais beaucoup que nous n'ayons plus besoin de nous cacher parce que j'ai un vagin, des seins, et que toi aussi, tu as des seins et un vagin".

J'ai ris en ayant l'envie de pleurer, c'est une véritable folie d'aimer quelqu'un qui ne nous ressemble pas.

Et pourtant, ma belle. Et pourtant.
Vous me dégoûtez, avec tous vos désirs que l'on ne voit même pas.

Le matin je me déplie pour tenir debout.


Je suis très heureuse d'avoir à détruire.


Merde, j'ai envie d'un homme qui n'est pas une femme.


Inlassablement : ses yeux,
non, je ne lui parlerai jamais.

P. n'étreint pas mon corps car je ne suis plus l'oiseau blessé.
Ou parce que j'ai peur de n'être plus si fille, en regardant bien.
J'aimerais que l'on m'embrasse en ôtant mes lèvres.

vendredi 29 janvier 2010

Ce n'est vraiment pas supportable, de se sentir aussi stupide.
Bien-sûr que si, les notes jugent la personne.
J'ai demandé à maman de ne pas regarder mon bulletin, que j'ouvrirai d'ici quelques années peut-être.
Si je vois mes notes, il y a peu de chances que je m'en sorte vivante.

C'est comme si je ne supportais plus d'être à ce point médiocre.

Vos lèvres, vos lèvres, vite.
Mais ses yeux bleus.
Je ne suis pas d'accord avec tous ces visages.
Thé au jasmin,
de la buée sur nos Souvenirs.

jeudi 28 janvier 2010

De l'inutile beauté.


"Non, Priscillia, ne maugréez pas ! chaque pas en tisse un autre ! C'est ainsi que l'on avance ! Vous vous créez des précipices dans lesquels vous basculez d'angoisse ! C'est une réaction normale devant l'inconnu ! Je le comprends si bien ! Mais, votre force de caractère, votre personnalité vont pouvoir s'exprimer !
Encore une fois, mes vœux de tout coeur pour que cette année vous soit claire ! Cette petite flamme en est le symbole !
Avec mon amitié ! votre message me touche ! N'hésitez pas à écrire ; c'est effectivement plus simple que le sms !
D.K."


A ma plus grande femme de Lettres,
oui, vous reconnaissez madame K. Professeur qui fascine et dérange à la fois.
Oui, madame K., je vous l'ai dit. Et ce n'est pas rien, elle occupe ma tête, ronge mon esprit.
Elle me rattrape.

" Tu as qui cette année? Madame K.? Mon Dieu, je te plains! ", je me suis plains aussi, rentrant en larmes dans les bras de maman tous les jours. J'ai dû changer mon écriture, " vous êtes le cas le plus étrange que je n'ai jamais vu... Et pourtant, des élèves, après 30 ans de métier, j'en ai vu, je vous assure! ", écrire droit, écrire droit, et je profite de son absence aujourd'hui comme d'un délicieux péché.
Vous aurez beau dire ce que vous voulez, effrayante, cette femme, oui, mais un merveilleux professeur.
Puis très vite, la voix de ma mère " Tu te trompes, j'adore cette femme. Tu te trompes. Tu l'intrigues. Elle ne te comprends pas. Ta manière de te dissimuler sous tes cheveux. De regarder le sol. Elle se fait du soucis. Elle s'intéresse beaucoup à toi.".
Il paraît qu'il y a eu une transmission. De souvenirs. L'absence de père.
Je me souviens des journées d'étés. Son visage tragique, si tragique. Sa manière de me raconter la mort de sa mère, devant elle. Une héroïne tragique. Je vous le dit. Avec elle, je suis tombée amoureuse de Phèdre. " fille de Minos et de Pasiphaé, déchirée entre son amour incestueux et la lucidité de son crime". La pièce avec Dominique Blanc, qui crachait son amour. La haine des élèves envers elle, la boule au ventre avant de venir en cours. Les larmes de mes camarades. Ce fameux dix-sept. " Vous voyez Priscillia? Eh bien, il ne faut pas faire comme elle. ". A force, nous rions. Avec M., " tu crois qu'elle est lesbienne? " "Arrête, elle n'aime que Julien Sorel"
Je crois qu'elle a été ma mère.
Le seul professeur à pleurer en nous lisant du Grimbert. Le grand silence dans la salle.
Sa dernière lettre, rangée dans la bibliothèque, que je lis chaque soir.
Les derniers mots qui m'ont troublés, lors des robes d'été, dans le bâtiment Hugo, dernière salle, chiffre introuvable. "Restez après le cours, je dois vous parler. " : "Priscillia, vous êtes comme les chauves-souris de Baudelaire qui se cognent aux parois. ". C'est la seule fois que je l'ai vu détourner les yeux. Troublée je vous dis. Comme une déclaration : " Je voulais vous dire que vous êtes intelligente. Une intelligence spéciale. Votre parcours sera particulier. Mais n'en sera pas moins fructueux. Vous avez une certaine sensibilité. Vous irez mieux, quand vous vivrez dans votre domaine. ". Je n'ai rien dit. Puis nous sommes sortie de la salle qui baignait de soleil. Elle me disait que je n'avais rien besoin de dire, c'était mon visage qui parlait. Elle comparait mon visage comme mon âme. Il n'était plus question de chauve - souris mais de tableau. J'avais les traits d'un tableau d'un peintre dont j'ai oublié le nom. Elle regardait les traits, les lignes, se modifier.
"Priscillia, quel est votre passage préféré? " " Troisième strophe " " Je le savais, le seul passage relatif au spleen dans un poème de l'Idéal ". Elle m'a fait aimer Le rouge et le Noir. Elle m'a fait adoré Phèdre. Elle m'a fait découvrir Duras. Et un des rares moments où je prenais la parole : " Anne Desbaredes n'a pas peur de la mort. Elle en est fascinée ". Elle disait que c'était un Orgasme.
Je lui ai demandé ce qu'elle aimait lire. Je ne me souviens pas de sa réponse. Elle n'a pas répondu.
Et le jour du bac. Baudelaire, évidemment. Je n'aime pas Baudelaire. Je n'aime pas la poésie. On ne peut pas aller à contre courant. On ne peut pas aller à contre amour. Elle ne pouvait pas me faire aimer Baudelaire. Parfum exotique. J'ai vite dérivé sur Anne Desbaredes, sur Julien Sorel. Le professeur était intéressé par ma théorie. Julien n'a jamais aimé Mathilde. J'explique. Je pensais à madame K. Je développais sa théorie.
Je me souviens de son appel, avant l'oral. " Priscillia. C'est madame K. Sortez. Prenez l'air. Respirez. ", et au retour " C'est bon signe. J'ai confiance en vous. "
Puis vint la Terminale, son appel aux résultats, sa voix qui se faisait si faible, et son dernier appel téléphonique, le jour des résultats définitifs. Il y a six mois, sept, peut-être. Non, elle ne sera pas là, elle fuit, elle fuit, l'amour de sa vie était son métier. Alors elle fuit. Elle m'écoute pleurer au téléphone. Je suis sous les arbres, dans la cours du bas, des élèves me regardent, Pauline est en face de moi, il y a son sourire sous mes yeux. Je marche. Elle ne me laisse pas. Elle tarde. Madame K.



Et tout m'y fait penser. Ses phrases si drôle, ses tics maniaques, la première fois qu'elle m'a entendu : " VOUS! Vous êtes une adepte de Rousseau. Vous êtes une descendante de Rousseau. Je me le suis dit dès le premier jour où je vous ai vu! Etes-vous protestante? ", et a la fin de l'heure " Sachez que... je n'aime pas du tout Rousseau. Et je ne suis pas d'accord avec votre comparaison. ", elle a éclaté de rire. " Candide, non, candide c'est un peu limité... L'ingénu, je dis oui ! ". ( je ne vous dirais pas à quel point je l'ai maudite en tombant sur Candide à ma colle, essayant vaguement de me souvenir de ce qu'elle nous avait dit sur ce conte). Ses cours remplis de post-it de couleur "j'ai des petites manies, le jaune pour les philosophes des Lumières, ce genre de truc... ", et ma voix, cette année, à madame D. " le jaune, pour la Philosophie", " Si monsieur Sarkozy avait lu Phèdre, il en saurait peut-être, des choses...", ses petits sms " Priscillia, Raphael Enthoven à 20h00 sur France Culture", sa culture cinématographique restreinte, à mon plus grand desespoir, la couleur de son visage lorsqu'elle a vu mes photos, son grand silence aussi, et mes larmes qui se transformaient en éclat de rire, qu"elle seule pouvait voir.

"J'ai toujours été fascinée par la mort."


Je me dis que c'est vous, les messages anonymes, ici. Cela vous ressemble. Cette poésie.
Bien-sûr que je sais. Madame K., vous n'êtes désormais plus anonyme.

mercredi 27 janvier 2010

Non, je n'irai pas en khâgne.
« Beauty is truth, truth beauty,-that is all Ye know on earth and all ye need to know »

John Keats.

mardi 26 janvier 2010

23 novembre 2008

Animae meae soror, natali die tua beata esto. Tam crevimus. Quam semper amavi. Quae amolimur omnia vitae obstantia, amicitiam nostram roborant. Tibi gratias habeo quia talis es qualis es.
Crachez-moi dessus.

lundi 25 janvier 2010

Priscillia Da C. 29 mai 2009, à 21:17


Que c'est étrange de vous envoyer un message, de vous raturer quelques mots alors que vous m'êtes presque inconnu ; mais, ai-je fait quelque chose de mal?

Les regards pénétrants.

P.
Priscillia Da C. 12 juin 2009, à 21:27





Un peu plus haut, il était question d'une certaine scène. Et d'une certaine place.
Peut-être que moi aussi, j'aurais aimé y être, à sa place.
Vous voyez. Moi aussi, je peux jouer.

Et je trouble votre vertu.

En vous embrassant entre le cou et la clavicule,
je vous confie que mes mots s'adressent de plus en plus à vous, juste à vous.

Votre éclatant désastre,

P.




Tout ça n'est plus, n'est plus.
Je veux retourner en arrière, je veux jouer encore, jouer et uniquement jouer.
LESCORPSNOUSTROMPENT.


dimanche 24 janvier 2010

samedi 23 janvier 2010

Je suis définitivement séduite.

jeudi 21 janvier 2010

J'ai envie de la tuer.
Je la tuerai.

lundi 18 janvier 2010

Et P. dit que c'est comme si j'avais rompu avec moi-même,

je commence à détester sincèrement cette année de prépa.


Il n'y a personne à regarder, point d'élévation, je ne suis plus fascinée.

dimanche 17 janvier 2010


25 octobre 2008.
Elise.

17 janvier 2009
J'aimerais que tu ne m'oublies jamais, même dans ses bras.
L'amie, dans les romans de Bouraoui, c'était Toi.
Faisons envie.
Mais souvent, il n'y a rien à dire.

Au petit matin je fumais ma cigarette sans y croire. Allongée sur des draps qui n'étaient pas les miens. Regardant une vie qui n'était pas la mienne. Un corps à mes côtés, que je faisais mien, oh, encore juste quelques heures auparavant.
Vous auriez pu arriver là.
Vous auriez pu arriver après peut-être. Vous auriez vu les lignes, mon doigts qui caressait le corps dans le sommeil.
Je n'éveille pas.
Vous n'auriez pu venir plus tard, j'avais laissé un mot sur la table. J'ai jeté les cendres, de la cigarette, du sommeil que nous n'aurons jamais ensemble, j'ai écrit que je pouvais lui donner ma tête, non pas mon corps.

Je ne me souviens plus.
Mais vous n'auriez pas pu arriver là, non.

Je crois que j'étais absente, depuis toujours. Dès le premier regard jusqu'au moment où l'on peut voir les yeux se dilater pendant l'orgasme. Dans le noir. Je me suis dit que ce corps n'était qu'une manière de posséder nos écrits.


Voilà. Pour la rencontre. Et pendant tout ce temps, je n'ai pas une seule fois montré ma peau à l'inconnue,




vendredi 15 janvier 2010

"L'histoire commence où les étangs stagnent."





"Il y a la porte par laquelle je m'échappe."

Illusion. Femme. Rêves. Masques. Perte. Fuite.

Février 2010, Laurène, secrets de nuit.


And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had

jeudi 14 janvier 2010

Je vais et je viens, entre tes reins.

(A.)

Can you feel me now ?


Taste of your lips.

Mon amour, le plus pur. La première écriture : Laurène. A nouveau dans le corps, au plus profond. L'envie de vivre avec les livres, les films, le thé, les jolies choses, tu le dis si bien. Yoko Ogawa entre tes mains. Et ton rire qui fait des ricochets dans ma tête. Les larmes en apparences, sur l'objectif. A venir.

mercredi 13 janvier 2010

Je ne comprends pas si tu fais semblant de dormir ou si tu m'aimes vraiment.

mardi 12 janvier 2010

Je n'ai pas d'écriture pour le dire.
Laurène dort dans le lit derrière moi,
demain je me lèverai, il n'y aura pas de neige dehors, juste ses yeux clos à mes côtés.

Il est vrai que je me réjouissais de tout ça, avant. Et pourtant je ne me souviens pas m'être déjà sentie à se point détruite. Ce sont des doigts qui fouillent ma tête et me font vomir mes entrailles. Ce sont mes larmes dans les toilettes du lycée entre chaque cours.

Je ne me sens pas mal. Je ne me sens plus rien. La peur de l'abandon est la peur de l'échec.
Je n'ai plus d'écriture. L'espoir est la pire des attentes. Une voix me souffle que tout ira bien. La prépa étouffe cette voix.

J'ai oublié mon premier amour , P.
J'ai oublié mon amour premier aussi. Ecrire, photographier, lire, créer. C'est le même amour. Le seul et unique amour. Et moi j'ai tout oublié.

La prépa m'aura rendu orpheline.

Je regarde la fille brune aux cheveux courts. Je l'aurais désiré, en ce temps que l'on appelle normal.

Cinq mois en enfer. Il n'est pas possible de rencontrer une fille aussi médiocre que moi. Impossible. Transparente. L'écriture bâclée, grotesque. Il n'y a pas de forme pour la douleur. Lettres modernes et cinéma.

Le rêve d'une vie que je ne vivrai pas.
Je n'ai même pas le temps d'étudier les seules matières que j'aime. Lettres. Latin.
Il n'y a pas de temps ici.


Et je préfère encore crever plutôt que d'échouer,

et je crèverai alors.


C'est faux, tout ce que l'on raconte. Rien n'est blanc dehors.

jeudi 7 janvier 2010

Lettre ouverte à mon plus grand Amour.






Sur la photo il y a Charlotte M.
J'écoute Lhasa en apprenant sa mort, et c'est comme si le corps était encore là, après toutes ses années avec sa voix dans ma tête.

He venido a este centro de la nada pa gritar,
Que tú nunca mereciste lo que tanto quise dar...

mardi 5 janvier 2010

Je n'en peux vraiment plus, de la prépa,
je n'en peux plus,
j'aimerais partir, vraiment loin, vraiment très loin.

Aujourd'hui j'ai découvert que même après plusieurs heures de travail je valais 4/20 avec un joli "vous savez peu de choses".
Au moins je sais que je ne suis pas à la hauteur.

C'est pour quand le CAP coiffure?

lundi 4 janvier 2010

Je suis contente de reparler à N.
Je ne suis pas une salope,
je mets les boucles d'oreilles offertes par A.,
je suis en échec scolaire,

et je sais que pleurer n'arrangera rien.

vendredi 1 janvier 2010


Amours en marge.

jeudi 31 décembre 2009

or-gasme.

J'ai envie de rencontrer un peintre,
qui sur le corps
me mordrait beaucoup.


Je me prépare à faire Tout - et n'importe quoi, en repoussant le vide, oui, celui de ton regard posé sur les courbes, interstices au niveau de ma Nuque, vibrations, coeur qui s'emballe, s'affole : j'aurais pu prendre ses lèvres pour y poser les miennes, j'aurais pu enlever ses vêtements afin de vivre sous sa peau brûlante, mais j'ai préféré porter mes mains à son cou, oui.
Prude.

Je me prépare à faire tout et n'importe quoi. Je prépare la Russie, 2011, Barcelone, très bientôt, et Londres, le week-end prochain, avec R. : la laisser choisir, pour nous.
J'aimerais me sentir aussi heureuse que je l'étais, à Oxford. J'aimerais parler allemand avec P. quand il m'emmènera à Berlin en août. J'aimerais vivre dans un roman de Sarah Waters, les cendres londoniennes, oui.


Trop occupée à penser à ses yeux, à se brûler mille fois encore.


Il dit : tu es la femme du Parfum.
J'aimerais tomber dans les bras d'une fille impure.
W. joue du piano à mes côtés.
J'ai teint mes cheveux.
C'est une belle journée.

mercredi 30 décembre 2009

Le rendez-vous.

Vécu, à écrire maintenant.

J'ai le sourire aux lèvres et un secret dans le souvenir.

En rentrant je me suis regardée dans le miroir, pour la première fois peut-être, et j'ai trouvé du beau, dans la transformation, c'est dans cet amour de soi que tout est devenu si limpide : j'ai un peu oublié, oui, je crois, ça a fonctionné, cette fin, et la fin de beaucoup d'autres relations m'ont guéri, Mlle J. absente quelques semaines, peut-être, envie, en vie.

Je n'irai pas m'excuser, je n'irai plus chercher, je ne prendrai plus une soirée pour écrire une fin qui m'ennuie, je n'attendrai plus toute une après-midi un message d'A. qui n'est jamais venu. Non.
Paris avec T., l'an prochain, aller dans l'Art, enfin.

On ne m'abandonnera plus.

Chambre avec vue.

Je ne suis plus amoureuse,

mais j'ai embrassé le vide.
On a volé un coeur. Cette nuit.




mardi 29 décembre 2009

Postcard from Italy.

" The times we had
Oh, when the wind would blow with rain and snow
Were not all bad
We put our feet just where they had, had to go
Never to go

The shattered soul
Following close but nearly twice as slow
In my good times
There were always golden rocks to throw
at those who admit defeat too late
Those were our times, those were our times "

Ces paroles dans ma tête, en boucle. J'ai rêvé la petite histoire sur cette musique. C'était très étrange. Depuis je ne rêve plus.
Je ne peux plus. Je n'ai pas envie d'expliquer, d'investir. Avant je laissais partir, maintenant je pars. Je ne veux plus donner car c'est très dangereux quand on vous prend tout. Mais j'ai supprimé, comme tu me l'as demandé. Je suis la parfaite insensible. Je ne sais plus comment on voudrait que je sois. Ecrire à A., la véritable Amie, comme toujours, sans réponse : je n'en vaux pas la peine. Tu n'es plus personne Priscillia. Même l'autre amie dit que je suis la grande Trompeuse, incompréhensible, c'est quoi cette fille qui est une garce avec P., c'est quoi cette fille qui tombe amoureuse d'un comédien, mais c'est quoi cette salope? Alors j'ai quitté mon amie. Et j'ai quitté le comédien. Qui n'a pas eu besoin de me quitter. Aujourd'hui je sais que tout le monde sait. Je ne suis pas grand chose. Ne pas prendre la peine de m'écrire. Je ne ferai plus d'effort. Incompréhensible, elle disait. Je garderai cette image. " Ecris-moi, dis moi que tu vas bien ", je n'ai pas répondu. Je ne sais pas combien de temps on peut vivre, enfermée dans sa tête.

L'écriture m'a appris que je ne suis pas faite pour les relations humaines.
C'est mieux ainsi.

Ne demandez pas de mes nouvelles. Tout restera ancien en moi.
Je suis pitoyable.

La lettre d'adieu baclée, bousillant le passé : ce soir, cette nuit, j'aimerais beaucoup me trancher la gorge. Avant, tes mots s'en chargeaient.

Manoah n'a pas dit que ça ira. Et il avait raison.

vendredi 18 décembre 2009


"Depuis tout petit, il ne fait que mentir"


... Vous dit au revoir et à bientôt.


Viens en moi petite ordure.
J'ai commencé à lui écrire. J'ai déchiré la lettre. J'ai pleuré autant que j'ai pu.
On ne m'aurait pas retenue.
Je ne veux plus écrire cette lettre (celle que vous retenez toujours), je n'ai plus d'alphabet amoureux, plus d'initiales dans ma tête(je ne dors plus), il ne me reste plus que le noir de mon encore superposé au noir de ses yeux(je ne voudrais plus écrire sur de la souffrance), à ses mots (qui ne parlaient jamais assez de nous finalement) qui gribouillait une amitié condamnée d'avance (les deux derniers mots sont des mensonges).

Oui, je ne serai plus jamais comme avant.
Non, l'écriture ne me fait pas de bien.


Je ne suscite plus aucun intérêt.
Une petite fin normale pour ton jeu de merde(sous la forme de la colère, évidemment que la vérité est différente, évidemment que rien ne sort calmement de ce qui me sert de corps).

Il faut apprendre et désapprendre. Aimer et désaimer.
Je suis très laide ce soir.

Mais moi j'ai oublié ton sourire avenue B., exactement là, entre ton cou et ton oeil droit,
voilà ce que l'on nommait éclosion de l'effort.

mercredi 16 décembre 2009

Nous avions tous trop bu, elle chuchotait " J'aime les filles ", une fuite, le sang de tes règles chaque mois, non vraiment, impossible.
Enlève le bas.
Et moi, j'hurlais pour ne jamais me réveiller.

lundi 14 décembre 2009

Et ce fut un enfer.

Il faut s'arrêter quelque temps, je ne crois pas aux chagrins d'amour.

Mais les yeux dans l'eau.
Je peux l'affirmer aussi, non, je n'ai plus de coeur.

Je suis heureuse qu' M. soit dans un bonheur complet.
Je mens, mais qu'importe. Ecrire pour ce que vous devez croire, pas pour ce que je ressens.


C'est fou comme j'ai été entraîné dans une histoire qui ne visait qu'a ça : ma pure perte, la suppression du moi dans ce qui restait de moi.

Les sanglots, dans la nuit, déchire le silence de cet appartement qui n'est pas le mien.

Promettez-moi que j'en suis bien capable, de supprimer cette lettre à tout jamais. Promettez-moi que je vais guérir, oui, jurez-le moi.

Le deuil est la première mort de soi.




"Est-ce mon visage
Ma peau si finement grainée
Mon air suave
Est-ce mon allure
Est-ce la grâce anglo-saxonne
De ma cambrure
Est-ce mon sourire
Ou bien l'élégance distinguée
De mes cachemires
Quoi qu'il en soit
C'est moi le plus beau du quartier, mais...

Mais prenez garde à ma beauté
A mon exquise ambiguïté
Je suis le roi
Du désirable

Et je suis l'indéshabillable
Observez-moi,
Observez-moi de haut en bas
Vous n'en verrez pas deux comme ça."
C'est une petite mort.

M. n'a jamais existé.

Enterrer.

dimanche 13 décembre 2009

22h13.

Quand l'écriture devient confession.

22h14.

Je ne suis pas douée dans ce que j'aime. La Littérature, le cinéma, les instants sauvés, elle, lui. Je ne suis pas douée pour retenir, pour donner.


Je pleure.
Demain va être un enfer.

22h27.

Dites moi son bonheur, sa vie sans moi.

samedi 12 décembre 2009

Mon sexe dépossède.
Evelyne Bouix dans le rôle d'Anais Nin au théâtre Marigny.
Offrez-moi un billet pour Paris, pour la pièce, ouiouioui.
Anais Nin, une deuxième peau, depuis peu de temps, une véritable passion.

J'aimerais écrire.
Il ne faut pas le prendre mal.
Je crois qu'il ne faut pas le prendre mal.

Il ne s'agit pas d'encastrer ses émotions. Il faut juste réagir comme ça, normalement : quelques uns partent, d'autres restent. Ne pas pleurer, ne pas se plaindre, ne pas subir. Accepter.



Et aujourd'hui, je l'accepte.
Je ne te retiens plus.
A l'a.m.i

Ce n'est pas bien grave, on voit ça tous les jours.
Nuit sans Nuits.
Je suis complètement et follement amoureuse.
Ce n'est pas un secret.

jeudi 10 décembre 2009

Que tu le veuilles ou non
Que tu le veuilles ou non
Je mens
Je m'en vais loin de toi,
je mens...
La douceur du lendemain.

Ne m'en veux pas, R., j'ai des papillons dans le ventre .

Bientôt à deux, oui.

lundi 7 décembre 2009

Une nuit avec Benjamin Biolay.

Peut-être que je n'ai pas envie de dire.
Je me coupe quelque temps du monde, de vous, vous comprendrez, ou non. Un peu de temps. Puisque l'on ne peut pas comprendre. Ni on ni moi.
Je suis un peu désolée. Un peu désolée pour les
crrrr
et
brrrrrr
puis.

A l'anonyme : je l'ai enfin fait, rayer.
C'est comme avec P., avant, et c'est fou comme je me sens mieux.
Sans sentiments je pourrais enfin me donner à l'écriture.
Je ne sais pas si cela me rend plus humaine.
Je crois que oui.
Eclater
de
rire
en
sang
sang
sang
sangle
eau.

Would your erase me ?

Quelques minutes de décalage, maintenant je m'efface, c'est promis.

Fragmentée : l'écriture, le coeur, deux lignes. Puis une seule.

Je me prépare à défaire, lentement, calmement. On se reverra bientôt, je t'aime bien, quoi de nouveau chez toi, oui il faisait beau hier, oui je souris beaucoup, oui tout va bien, non, jamais je ne te cacherai quelque chose, jamais rien il n'y aura.

La ligne, il n'y avait que celle là, ces yeux je ne sais plus quelles couleurs, ses lèvres je ne sais plus quelles couleurs non plus, putain qu'est ce que je peux mentir.
Il faudrait que l'on arrête de rester trop près.

dimanche 6 décembre 2009



Et c'est cette fin qui m'est venue en tête, sauf que pendant ce film, pendant que Céline me chuchotait "je t'en prie arrête de pleurer", et que les larmes montaient à ses yeux et descendais à ses joues, c'était un arrêt du corps, c'était retenir sa respiration et quitter la vraie vie, c'était laisser sortir le soi ; tandis que là, c'était la même chose mais tout le contraire, trembler, ressentir l'union charnelle, nue en étant habillée, trembler, frisonner aussi, haleter, un orgasme, et devant la beauté, je n'ai toujours su que jouir.
6 décembre.
Ma vie a changé.

J'expliquerai, peut-être.
Mais qu'à Au., qu'à Au.

samedi 5 décembre 2009

On ne dira rien de mes dix-huit ans. Il ne restera rien de cette écriture. On m'a coupé les mains, on me coupera le coeur. Je n'ai pas envie de lui répondre. Je n'ai plus la force, sourire, faire semblant de m'intéresser, il y a des prototypes, il y a des prototypes des stéréotypes dans vos comportements, j'ai une certaine prévision, c'est une imagination scientifique, c'est Mlle J. aussi, que je n'ai plus revue depuis un mois, vous lire m'ennuie, non vraiment, si je devais savoir, de mes dix-huit ans il ne restera rien.

Je suis persuadée que l'écriture est la plus haute forme d'amour.

Incapable d'écrire sur quelques sentiments, je n'en ai plus, c'est la plus silencieuse des douleurs.




Pour être capable de quitter M. définitivement il faudrait être capable d'arrêter d'écrire. Définitivement.













Elle mangera mes yeux.
Elle aimera ma peau.
L'on voit, dans mes deux amours de deux étages en dessous : ce que j'aurais dit avant, ce que je dis maintenant.
Une transformation de l'être et non de l'écriture.
J'ai fait l'amour avec C.


A ceux qui parlait d'hermétisme. Tout est là.
La vraie vie est ici.
5 décembre.
Samedi.
Décembre, le 5, du samedi 5, de décembre.

P. dit que tout a changé aujourd'hui.
Oui.
Il paraît que plus personne ne saura la vérité. Le corps fermé. Aujourd'hui. Le 5 d'aujourd'hui, l'aujourd'hui du 5.
P. dit que je me retiens de pleurer.
Non.

Donnez-moi de mes Nouvelles.
Et, tout explosa.
Préparons-nous à faire Semblant.

vendredi 4 décembre 2009

P. 23 juin 2008, à 18:17
Je ne vous propose pas de plonger au fond de mes prunelles mais au fond d'autre chose si l'envie vous en dit.

Je ne me souvenais plus.
J'ai effacé.
I thought I had a dream to hold
Maybe that has gone

Your hands reach out and touch me still
But this feels so wrong .


Je veux un argentique pour ta bouche tes yeux ton sexe et ton nez.

Un serpent qui joue avec mes cuisses.

jeudi 3 décembre 2009

Frissons. Vertige. Frissons.
Ce soir, j'ai appris à mourir.

mercredi 2 décembre 2009

Aimez-moi.

Je suis revenue, chers inconnus.

(pour A., surtout).

mardi 24 novembre 2009

Aujourd'hui, la douleur est moins vive.

Plus de sommeil, plus de larmes non plus.

L'Oubli.

lundi 23 novembre 2009

A l'Amie.














Le rideau de ma chambre. Mon ancien salon. Le vide de mes sentiments enfermés dans de simples cartons.
Oh the werewolf, oh the werewolf
Comes stepping along
He don't even break the branches where he's gone
Once I saw him in the moonlight, when the bats were a flying
I saw the werewolf, and the werewolf was crying
Cryin' nobody knows,
nobody knows, body knows
How I loved the man, as I teared off his clothes
Cryin' nobody know, nobody knows my pain
When I see that it's risen; that fool moon again
For the werewolf, for the werewolf has sympathy
For the werewolf,
somebody like you and me.
And only he goes to me, man this little flute I play
All through the night, until the light of day, and
we are doomed to play
For the werewolf, for the werewolf, has sympathy
For the werewolf, somebody like you and me



dimanche 22 novembre 2009

J'ai supprimé son numéro, son nom, mon souvenir, mon espoir, oui j'ai aimé, oui je l'ai aimé : cette phrase contient à la fois tout son contraire, ou tout simplement ce qui la complète, ce qui rend le vide moins lourd : à présent, je n'aime plus.

Une fraction de seconde.

Etrangement je n'ai pas pleuré. " pas le point culminant de ma douleur, une simple bombe à retardement".

Je me suis isolée, m'attendant à ce que mon corps prenne le dessus, voir le visage deformé par les larmes, renverser tout par terre. Il ne s'est rien passé.

Il ne s'est rien passé.
Je n'ai été qu'une passante.

Je ne suis jamais assez pour vous.
C'est pour cela que je me retire.
Je n'ai jamais été aussi faible dans l'écriture.
C'est la première fois que je dévoile ma vie personnelle, intime : un corps qui demande, un coeur qui imagine.

Il reste encore tout à écrire.
Merci.
P. aime une fille qui ne porte pas mon nom.

vendredi 20 novembre 2009

Aux hypokhâgneux de F*stel, car je sais que vous "tombez" (malencontreusement!) sur ce blog : je ne souhaite pas (à part A., No. et N.) que vous me lisiez, ni que vous restiez ici.
J'espère sincèrement que ma volonté sera suivie.

jeudi 19 novembre 2009




Taches de rousseur, encore.
Les deux photos de C. "Enlève moi ce visage triste".
Depuis plus C., plus mon visage sur ses photos, mais toujours le visage triste, C., toujours.

samedi 14 novembre 2009

Ana veux-tu bien venir avec moi tourner à gauche et aller par là habille toi bien j'ai un peu froid de te savoir si près de moi.

vendredi 13 novembre 2009

Des fleurs
fanées
dans tes


cheveux.

jeudi 12 novembre 2009

Malade. Vertiges. Oublier Laure. Comme je l'aime. Comme c'est fort.
J'ai besoin de prendre
l'Air.

J'aimerais être photographe. J'aimerais être écrivain. J'aimerais être critique littéraire. J'aimerais être cinéaste.


Nuits blanches. Épuisement. Que quelqu'un me rejoigne à Strasbourg. Mes amours sont loin, très loin.


Souvent, j'aimerais être Vous.

mercredi 11 novembre 2009

Je ne sais pas si l'écriture témoigne la solitude ou en est un remède.

mardi 10 novembre 2009

Les nuits solitaires à Strasbourg.

" Vous masturbez-vous?
- Non, j'attends que quelqu'un le fasse à ma place"

J'avais promis de ne jamais plus écrire.
Sous ses cheveux le désir.

Avant on m'écrivait qu'il y avait une cetaines poésie, dans mes mots.
Maintenant, mon écriture se dérobe, se dénude, s'exalte : un sexe, une passion.
Depuis, on ne m'écrit plus.


Combien de temps surviverai-je en prépa. Combien de temps pour Strasbourg. Combien de temps à supporter.

Je n'ai la moyenne dans aucune des matières.
Souvent quand je rentre, j'ai envie de me couper la tête.

M. et moi, par C.

2007.

Silence.










T'aimer à l'envers.

samedi 7 novembre 2009

Faites attention, vous êtes révélée.
Et je trouve cela très malsain.

lundi 2 novembre 2009

"Je préfère le goût du vent, le goût étrange et doux de la peau de mes amant(e)s, mais l'amour, pas vraiment".

Il a dit.
Ma chérie.
Qu'avez vous.
Ce soir.

12:03Priscillia

tu aimes faire quoi d'autre avec moi?

12:03Berni

boire et fumer

et te regarder danser




"Mlle J. va vous rappeler, Priscillia."

C'est la première fois que j'ose.
Je crois qu'à présent, il est temps de tout lui avouer.

Mais écrire. Photographier. Puis abandonner la prépa.


Pour l'instant je n'écris plus, ne revenez plus s'il vous plaît.

Et c'est aussi car je crois être la seule littéraire qui n'aime pas la poésie, mais que j'ose dire : merde, Eluard, Eluard...
M'arrache quelques larmes, depuis ces deux vers au début de Donne moi quelque chose qui ne meure pas : " Comme le jour dépend de l'innocence, le monde entier dépend de tes yeux purs ", de ma courte mémoire, peut-être quelques fautes, quelques mots assassinés.

Après la douleur, le capital du romantisme... Jeux de mots pour un certain appel : mais qui donc me fera aimer
La poésie?


"L'amoureuse

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les mien
s,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire."

On disait que Verlaine tombait amoureux de l'amour.
On disait que Rimbaud avait depuis longtemps une balle dans le coeur.
On disait qu'Eluard aimait Elsa bien plus que dans l'écriture,
Mais moi on m'a dit
"L'histoire d'une de mes folies."

dimanche 1 novembre 2009

Et là je donnerai tout pour un thé londonien avec R.



La photographie est la sienne.
Primavera.

Non, ça ne va plus, c'est vrai, je n'ai plus envie.

Primavera.

Comme R., les AD deviennent mes meilleurs amis.

Primavera.

Au moins eux, ils ne partiront pas.



Je pense à abandonner la prépa. Je suis fatiguée de mentir. Fatiguée de me sentir nulle. Fatiguée de ne plus écrire. Fatiguée de garder les liens.
Je ne l'ai jamais dit, mais je crois qu'au fond je ne suis vraiment personne.
Parfois je suis si cruelle que j'aimerais que l'on me gifle.
Il me dit avec tact que j'ai loupé le coche. Des groupes dans la classe, des soirées, je suis asociale? Je ne parle pas. Je n'ai rien a donner. Je n'ai pas de personnalité. Je n'ai jamais écrit. Souvent je crois que je n'ai jamais aimer. Je crois aussi que c'est faux. Je ne me sens pas bien dans cette classe. Je ne me sens pas bien ici. Je ne suis pas moi. Il n'y a pas de moi. Je ne veux plus. C'est simple, je ne veux plus, je ne veux plus jamais y retourner. Je veux pouvoir pleurer chez ma mère. Cela fait deux ans que mon père a disparu, j'ai oublié son visage, j'ai oublié sa voix. Est-ce qu'il me téléphoneront un jour, pour me dire qu'il est mort? Dira t'on que je suis une ingrate si je ne vais pas à l'enterrement? Est-ce que c'est terrible pour une fille d'abandonner son père? D'être là dans la mort mais pas dans la vie? Est-ce qu'on peut être inapte à l'amour?

Primavera.

Et s'en rendre compte, cela faisait longtemps. Je pense à l'autre P., oui, celle qui était malade, qui avait un problème dans sa tête. Mais pas folle, non, pas folle, pas folle quand elle se tapait la tête contre les murs, pas folle en pleurant avec Laurène, pas folle dans les relations fusionnelles, pas folle en pensant aux filles, pas folle dans les crises, pas folle dans le bureau de Mlle J. Tout revient, tout revient, je n'y échappe pas, je tombe à l'intérieur, mais à l'intérieur de quoi?

Primavera.

C'est quand même fou de se souffrir à ce point.

Primavera.

Je ne sais pas ce que je deviendrai, j'ai envie de me dire que je n'écrirai plus jamais après ça, après la plaie ouverte. Il y a une écriture de l'adieu, je crois que c'est la seule que je maîtrise, la seule qui me rencontre. Je peux partir mais je ne peux pas venir.

Primavera.

Il faudrait des limites, un bonheur, une stabilité. Une stabilité, oui, une relation claire, bonjour le matin, au revoir le soir, puis aimer les yeux fermés, comme toujours. Aphasie. Est-ce que je suis jolie ou très moche?

Primavera.

Pourtant, j'avais essayé de venir, oui, vraiment.
Je crois même que j'étais venue.

Primavera.

Est-on quelqu'un quand on arrête la prépa? Est-ce que c'est vraiment impossible de m'aimer?

Primavera.

Et les mots pleins de larmes je vous embrasse, je vous embrasse, à vous qui me lisez dans le noir.

Parce qu'il fallait bien que vous y rentriez, un jour, dans ma putain d'écriture, il y a de la place partout, il y a beaucoup de vide, j'aimerais dévorer vos talents, vous dévorer tous, ne rien laisser, il faut détruire avant d'être, et moi je ne suis pas encore, je n'existe à travers personne, je n'ai pas encore de corps, je n'ai pas mon domaine, je jalouse vos âmes, j'aimerais séduire, souvent j'y pense et j'aurais honte, faire comme une fille, le rouge à lèvres les ongles longs le regard écarter les cuisses crier trouver les mots être belle sans ressorts respirer les sens et soupirer après l'orgasme, je crois que j'écris pour essayer d'entrer en vous, à présent à vous de rentrer en moi.
Le message de C. en direct de S.

Meme à plus de mille kilomètres il n'y a que vous sous la peau.
Ne jouons plus.

Je supprime, sans réfléchir.

Je ressens beaucoup de bonheur à partir.
Je n'ai plus de pudeur.
Je n'ai plus de pudeur depuis cette nuit.
Je n'ai plus de pudeur depuis.
Depuis quand, depuis où, mais depuis qui?
Te regarder dormir.

mercredi 28 octobre 2009

A. se moque de moi.
Je ne suis plus l'amie,

cher chat, ne cherche plus à faire semblant, cela me brise le coeur.





Amandine Amandine Amandine.

dimanche 25 octobre 2009

Cette nuit n'a plus de souvenirs.
Le dos d'une fille inconnue.
Je suis transparente combien?

vendredi 23 octobre 2009

Ce milieu est plus que les photographies d'Emilie Jouvet.
Les matins de C. sont silencieux.

jeudi 22 octobre 2009

Avec l'image de sa poitrine dans ma tête, contre mon corps, "je peux t'aimer plusieurs fois, de plus en plus fort", je frémis.
"Tu sais écrire et je ne sais pas parler"
Il y a dix jours.
Deux mille neuf.

Et sur ton sourire?

Deux mille huit.
Appelez-moi par mon prénom.

samedi 17 octobre 2009

Yannick est amoureux.
Rachel, je viens à Nancy la semaine prochaine, vodka limonade? Rires et secrets? Yeux bleus cheveux blonds?

Je crois que j'aime C.
Je crois que c'est mal.
Je crois que jamais je ne pourrais en parler.

mardi 13 octobre 2009

Tout ça n'est plus, n'est plus.

Question de capacités, mais je pense sérieusement à abandonner, je n'ai pas le niveau.

La prépa ou l'écriture?

Les deux.

Au revoir.

IL N'Y A PLUS DE LETTRE RENVERSANTE MOI J'AURAIS AIME M AVANT CELUI D'AVANT SURTOUT CELUI D'AVANT
JE NE SUIS PLUS PERSONNE
C. RIT
IL FAUT PARTIR.

De C. à P. : " J'ai pris tes yeux et ton langage et ton corps "
vingt deux heures trente
vingt secondes

J'ai envie de trancher sa gorge,

J'ai envie de dire à M. que j'ai supprimé

Il ne reste plus rien ici,

il me faut une voix à entendre, il me faut parler, parfois je ne peux plus écrire,

Iris dit à bouche que coeur pourrait les surprendre...

C'était le premier opéra avec C., sa main sur ma cuisse, ses chuchotements, les larmes que je retiens,

un jour tout tombera.

dimanche 11 octobre 2009

Le processus d'oubli achevé.


"C. & P."


J'ai tremblé.

vendredi 9 octobre 2009

Je ne veux plus.

mardi 6 octobre 2009

Des histoires de filles sans bouches.

dimanche 4 octobre 2009

"M. n'est qu'un comédien, vous n'étiez qu'un scripte.Une énième partition singulière pour un pianiste virtuose.Une conquête de plus.Moins transparente que les autres, donc plus amusante.Le jeu du chat et de la souris.L'oublier. La meilleure chose à faire.- Si vous saviez.. -"
De "Nana Requiem"?


Alors LA, je ne peux laisser dire ce genre de choses.
Vous êtes définitivement trop drôles.
Ca parle, ça parle, toujours chez les terminales L, vraiment ça commence à m'ennuyer, avant ça me faisait rire.
M., métaphore du pianiste virtuose? Vous sortez parfois de Sarreguemines ou...?
Moi, un script? Ma chère vous me connaissez mal. Mais moi je suis moins prévisible que lui, il opère toujours de la même façon. Et non, je ne suis pas une conquête.

Partez, s'il vous plait partez.
Merci.
Toujours plus, toujours plus fort, il n'y a pas d'exclusivité, je cherche une soirée à écrire, quelqu'un devant qui je pourrais danser (souvenir avec B. -vieux tubes et cigarettes), insatisfaite toujours, exigence de l'âme et du corps : je tuerai A., j'écris dans une plaie ouverte, c'est difficile de définir les limites, maintenant avec M. c'est un jeu que je perd déjà, la grande déception, je ne serai jamais comédienne, je n'ai pas besoin d'être sur scène, pour faire semblant.
Je vis trop dans le cinéma, je me suis échappé de chez P. sans rien dire, en courant dans la nuit. J'ai essayé d'oublier l'échec de ma première dissertation en Lettres, je ris en y pensant, je cherche une rencontre, quelqu'un qui accepte de me lire, je veux un film à tourner, je veux un coeur à prendre, une nuque à briser, c'est ma propre histoire que je ruine, mais qui voudrais entendre mes secrets?

Une grande Liberté : je peux tout faire, avec mes doigts.
Aucune sexualité.
Double sens.

Je sais que l'écriture peut faire mal, mais à celui qui écrit ou à celui qui lit?
Je change de coeur en quelques jours.
Je m'amuse, je mens et je manipule : il n'y a que R., que dis-je, qu'Antigone sous la pluie, qui puisse comprendre la peur de l'abandon et la rancune par la suite. A s'en pendre.


C., l'immense bonheur.
Son appartement, ses voyages, ses doigts qui touchent mon épaule, son sexe que je ne vois pas, ses lèvres à mon cou, ses mots sur moi : je vénère une nouvelle écriture, sans pouvoir dire que C. est une nouvelle lettre, même dans la découverte je crois qu'au fond je n'ai attendu que lui, toujours, notre amour pour la Littérature, tous ses films, nos nuits interdites, les secrets dans le noir, les lettres sous l'oreiller, C. me surprend, C. ne saura pas m'aimer, jamais comme il le faut, C. dit que je suis folle, qu'il n'avait jamais vu cet attachement, si fort, si profond, si humain mais si passionné, mon corps s'évapore, C. dit que nous sommes fait pour cette ambiguïté, tout peut cesser mais tout ne fait que commencer, C. est un amant sans importance car il prend déjà toute la place, je m'éprends vite, je peux me cacher, je n'ai pas honte.

Puis nos souffles, à l'unisson.



Voir sur une feuille d'A. : " Priscillia est très amoureuse de C. ".

Je me demande comment va M. depuis qu'il m'a oublié.



La vidéo est de Peauline Von A.

jeudi 1 octobre 2009

Je suis à coté.

Quatre heures de sommeil, les yeux dans l'eau.

Le message à C. envoyé à M., la Révélation.
M. sous la peau, M. dans la poésie, Rimbaud oublié, faux-sens.


Je crois que c'est lui la victime.




Aimez-moi.
Je ne connais pas les lèvres d'M.
"Un battement de ses paupières, et elle me regarda sans me voir, et ce fut la gloire et le printemps et le soleil et la mer tiède et sa transparence près du rivage et ma jeunesse revenue, et le monde était né. " Cohen.

mardi 29 septembre 2009

M. a du désir pour un homme, j'aimerais qu'une femme m'abandonne pour un sexe masculin, la boucle serait bouclée.
"[...]Je salue l'esprit, et le corps, qui vous différencient, dans leur difficulté à s'entendre et s'unir dans le lâcher prise (car c'est bien le seul manquement à une forme de perfection que l'on puisse déplorer) de tant d'autres, ordinaires, violemment affadies par vos visées obstinées, les éclats crus des lèvres, du coeur, du ventre (les vôtres). Rien (surtout pas vous) ne souffre le compromis.Rassurant.Troublant."

A J. : Je suis troublée par cette éloquence (j'ai pris plaisir à lire vos quelques mots, c'est étrange), une femme donc une femme, je ne sais pas pourquoi je pensais le contraire, peut-être dans l'espoir que le sexe opposé puisse comprendre cet amour, parce que vous semblez pénétrer et mon corps et mon esprit par l'association de simple mots, crus, comme vous dites, mais si vrais, si Troublants.
Avant je me refusais à moi, maintenant on me refuse. C'est un double échec.

Merci.
Je m'endors avec C. , pas dans mon corps mais sous les draps, je m'endors avec sa main droite sur mon sein gauche, je m'endors et si c'est pour revoir M. je ne voudrais jamais me réveiller, je m'endors et je ne sais plus si c'est C. ou si c'est moi, si c'est pour oublier M. ou si j'en avais réellement envie.

Souvent je ferme les yeux dans les moments fatidiques.
Je pense à quelqu'un d'autre et je me sens flotter au dessus de moi.
C'est toujours un film que j'accomplis.

M. m'a abandonné et j'ai laissé P. Je n'ai plus d'écriture qui ne possède pas cette lettre vertigineuse, M.

dimanche 27 septembre 2009

Je serai dans le désir de quelqu'un.

M. est transparent.
Une partie de lui ne peut pas se détacher de l'autre, une partie de moi me souffle qu'une relation banale est tout ce qu'on peut vivre avec M.
C'est sans importance.


J'aimerais me jeter dans vos bras.
L'écriture arrache les membres.

samedi 26 septembre 2009

Du thé, un mélange d'encens et de cigarette dans mes cheveux, du cinéma et encore du cinéma, voir plusieurs fois Mlle J. pour oublier que c'est la femme de ma vie, des cours des cours et une migraine, ne plus manger, la cendre des cheveux de C. entre mes doigts, ses doigts qui s'enfoncent dans ma cuisse, lorsqu'il chuchote "ralentis" et que j'accélère encore, c'est un secret, c'est un oubli, j'ai su que tout changeais avec M. lorsque j'ai commencé à mentir, j'ai commencé à mentir aujourd'hui et je me souviens de la nausée de l'avoir vu, cette laideur du visage, si je l'aimais pour son corps je crois que oui, j'ai pleins de questions dans ma tête, ma vie en rose a disparu lorsque cette beauté vulgaire, cette beauté qui m'excitait s'est envolée, que reste t'il de mon amour de mon amour, il reste cette photographie de mon corps nu, de mon corps et de mon visage, ce visage plein de douleur parce cette occupation sur moi, M. que je voulais dans mon corps et qui est resté sur moi pourtant, et cela me fait penser à la jalousie d'Annie Ernaux, à Louise Amour de Bobin, et cela me fait penser aux falaises à Dali et à l'insolence, et cela me fait penser à M. mais pour la mauvaise raison, je suis superposée, je ne suis pas un modèle, ni pour les dessins de T. ni pour les relations ni pour moi même, j'ai du feu qui danse dans mon corps, j'ai une culotte de petite fille, j'ai une sexualité cachée, j'ai très peur de l'érotisme, j'ai très peur de la vie normale, moi je n'ai rien à dire à part cette folie, souvent j'écris dans ma tête, souvent oui très souvent, je veux vous couper le souffle, je veux vous couper le souffle et j'aimerais vivre dans cette phrase et être sur vos paupières, avec cette vitesse j'ai des insectes dans le ventre c'est très faux cette histoire de papillons cette image moi je ne crois qu'en la violence des sentiments, je me méfie de ceux qui n'ont jamais eu la tentation d'écrire, je ne crois pas que l'on puisse renoncer aux femmes, je crois que cette phrase n'existe pas, je crois que finalement mon final ne sera pas assez bien, je ressors cet ancien rôle et avec M. c'est un très beau film je suis douée pour faire semblant, j'aimerais qu'il incarne mon imagination, j'aimerais le façonner, ce n'est plus comme avant lorsque ses mots fouettaient mes reins, je n'avais jamais eu envie de posséder quelqu'un avant M., je n'avais pas incarné cette déception du réel, avant tout cela, avant M.
Si je dis "je" c'est pour ne pas parler de moi.



U n j o u r j ' a u r a i l e s c h e v e u x l o n g s .
Je veux un film.

Je veux un visage à photographier.

Prononcez vous.
M. dévoilé et l'âme libérée.

Dans le beau temps Mlle J. a frôlé mon épaule avant de serrer ma main.


Je cherche les confidences, je cherche un samedi violet, je cherche Antigone, je cherche un livre à lire, je cherche un corps à border, "je suis la dernière personne à m'aimer".
Il suffit juste de prendre confiance.





Il y a du soleil et je suis heureuse.
Je crois que je peux vous faire changer de vie.
Je crois que j'étais la plus heureuse à Oxford.
Je crois qu'il était temps, ce soir, de lâcher prise.

Soyons franc, T. n'est plus, n'est plus.

Une mot récurrent : Adieu. Des mots que je ne dirai plus : je suis amoureuse de toi.




Je me donnerai à qui le veut.
Je n'ai personne à qui écrire.
Qui, jamais quoi : je me dédouble et je cherche toujours dans la nuit.

Mon amant est le cinéma, je n'ouvre plus de livre, je mens trop souvent, je ne pourrai jamais me montrer à M., ce sont mes yeux dans l'eau, ce corps qui ne comprends pas et cette tête qui ne répond plus.


Une semaine depuis la décision, j'ai oublié la moitié, ton parfum ou tes yeux noirs? La douceur de ton ventre ou ton sourire faux? Tes mensonges ou mon amour? Je ne suis plus capable de prononcer ton prénom. J'éponge la partie de mon cerveau qui me disais que ce n'était pas tout un fait un jeu, pas tout à fait. Dans la douleur je ne sais qu'écrire, je n'aurai pas su t'aimer comme tu l'aurais voulu : avec beaucoup de normalité et en te tutoyant toujours.
Je lance ton nom comme une ancre à la mer.
Je ne peux que t'écrire ici car je sais que tu ne liras pas.




Parfois j'essaye d'être tout le monde et alors je ne suis plus personne.





Lire entre les lignes.

vendredi 25 septembre 2009

« C'est un journal amoureux. C'est l'histoire des vies, intérieures et extérieures : ma famille, mes pays, mes désirs, les mots. C'est le journal, de mon adolescence, de ma vie adulte : la Suisse, la France, le milieu des filles. C'est le journal de l'écriture aussi. Quand ai-je écrit pour la première fois ? Aimer, Ecrire, sont les deux actes fondateurs de ma vie, inséparables, l'un nourrissant toujours l'autre, l'un racontant toujours l'autre. J'ai voulu faire le compte des liens et des séparations. C'est le livre des mouvements du coeur, de ses forces, de ses fragilités. C'est un bréviaire amoureux, de Zürich à Ferney, d'Abu Dhabi à Paris. C'est aussi le livre des femmes, de toutes les femmes. Je ne suis pas innocente. J'ai toujours succombé à la beauté. J'écris pour dire ce ravissement-là. C'est un livre blanc, au plus près de moi, et au plus près de tous, parce qu'il s'agit toujours d'amour. Ainsi le journal devient un roman. Parce que toutes les femmes de ma jeunesse, sont devenues les femmes de ma vie, ce livre est l'histoire des strates amoureuses qui me composent. »
... je ne suis pas vraiment comme elles, ni comme eux, mais je suis avec eux, je les aime, je les regarde, le visage bouffé par ton image.
En rentrant des cours je pleure sous ma douche tous les soirs je reste pour Proust sûrement pour Proust et pour rien d'autre je ne sais pas ce que je veux faire mais je sais ce que je veux être la vie heureuse c'est un peu moi j'ai la même adolescence que Nina je suis Marie et Diane est un garçon Mlle J. dira que c'est pour oublier les filles pour oublier le sang noir mais quand on y pense c'est quand même un peu fou d'aimer à ce point je dirais même que certains soir j'en ai la tête coupé en deux comme ça je n'ai de mots que pour M. et parfois quand je ferme les yeux je pourrais être n'importe qui à condition de lui plaire.

" Et je voudrais lui plaire, et je voudrais lui plaire ".

Mes sentiments sont sans ponctuation.
Nous ne t'aimons plus.
Ni elle, ni moi.


Il te faut un corps pour faire l'amour, ce ne sera plus nous.

M. n'était qu'une lettre.

Finalement.
Pleure, à présent.

jeudi 24 septembre 2009

Je suis le carrefour des sentiments d'Y.
"Tu seras mon amie parce que je ne veux pas que tu le sois. Tu es trop là pour disparaître, parce que tes photos me parlent. Souviens toi, tout a commencé comme cela. J'ai montré tes photos à une amie, à des amis. Mais je ne peux pas parler de toi parce qu'ils ne comprendraient pas. Moi même je ne saisi pas tout. Je ne sais pas comment exister pour toi ; je sais que je suis cet "ami" mais je ne sais pas comment l'incarner. Je ne peux pas l'incarner comme je le voudrais.

Il n'y a aucune emprise sur toi, mes paroles sont transparentes.

Prends soin de toi.

Yannick."


J'aimerais être marquise.


Oh my love, skin to skin
Like the search of a wave.



Souffle. Lettres. Faute. Envie. Silence. Secret. Notre chanson.

I go and I come,
Between you
I go and I come
Between you and I retain myself.
Le premier baiser avec M. était un faux baiser, j'avais gagné, j'avais gagné et elle me regardait l'embrasser sans rien dire, " je suis désolée de t'avoir laissé ", je vais te tuer ma belle.
Je suis dans le cercle, les fins au cinéma, je suis dans un cercle et je ne tourne pas en rond.

Le corps qui tremblait hier soir pourtant,
je crois qu'il faut plus de force pour aimer que pour faire semblant.
A travers le masque il y a une prise de conscience.
Ce sont peut-être ses yeux verts, sa peau douce.

J'attends le beau temps dans mes cheveux, je cherche un corps comme je cherche un voyage, je ne suis pas désirable, le comédien a rejeté mon corps, alors j'ai chassé le comédien de la scène et j'ai ris dans la salle.

Je crois que je n'écris plus.

Après être tombée amoureuse je me suis relevée. Hier.
Sa voix sucrée. Mais ses épaules frêles, son jeu reperable, A. et son visage statique, mais je ne suis pas la fille qu'il faut, moi je n'ai rien dans le corps, moi je n'ai pas les gestes, moi mes yeux ne veulent rien dire, moi je n'embrasse pas avec mes lèvres, moi je ne suis plus vraiment moi.

Tombée de rideau.

Il n'y a plus que l'amour dans mon écriture.
J'aimerais en cachette et je n'écrirai plus.

Je peux moduler mes sens.
Je peux vendre ma vie.



Je veux louer mon coeur.

mardi 22 septembre 2009

Dans les bras de P. mes larmes tombent à la renverse.
Je n'ai plus de coeur.

Je redeviendrai cruelle, j'oublierai le mensonge,
et surtout,
je me vengerai.

dimanche 20 septembre 2009

Je ne suis pas la nymphette de Nabokov.

J'ai une nouvelle victime
et personne ne saura
La Vérité.
Chambre à part.
Je me jete dans la gueule du loup.


Cette nuit j'ai rêvé qu'un écorchure anodine s'est transformée en une mare de sang et je ne sentais rien.
M. était là et ne disait rien.

De rêver que vous êtes un saignement ou une perte de sang, signifie que vous souffrez d’épuisement ou que vous vous sentez émotionnellement vidé.

Je suis en transition, j'ai l'écriture fracturée, c'est le processus d'oubli, c'est le manque de Mlle J.

samedi 19 septembre 2009

P. dit " Je veux te retrouver ".

Avant, j'aimais pour oublier ma sexualité, pour oublier mon corps, j'aimais sans mon visage, rien qu'avec ma tête et mon sang, avant j'étais coupable. A présent c'est avec une grande innocence que j'attends un corps pour oublier l'amour, pour oublier cet attachement-là, je pourrais prendre n'importe quel corps dans la nuit, je pourrais vous prendre, je pourrais me faire aimer, je pourrais m'enliser sous votre peau, je pourrais me donner aussi, je me tuerai pour faire naître ma sexualité, cela pourrait être naturel, ce ne sera plus un film, je ne vivrais plus dans un roman, je n'aurais plus envie de pleurer en pensant au suicide de madame B., je pourrais faire couler de l'encre dans le coeur, si profondément dans le coeur, et dans cette voix qui me déshabille... Ce n'est pas s'aimer, ce n'est pas s'aimer à travers vous, il y a un prix à fixer et je ne veux pas d'argent, je vends mon corps, je vends mon corps parce que j'ai violé l'amour, je vends mon corps parce que je ne peux pas m'oublier, je vends mon corps pour transcender mes mots, je vends mon corps parce que je ne sais pas aimer, parce que j'ai perdu, parce que j'ai totalement perdu.


Je me pendrai à vos lèvres.
Et vous, le voulez vous?


Elle ne m'aime pas, c'est flagrant.


J'oublierai M. Je ferai semblant.


Je suis dans la Vie Heureuse de Nina, je suis dans les sentiments cotons, je suis du côté de chez Swann, peut-être un petit peu trop souvent, il faut être deux pour aimer et j'ai toujours été seule pour détruire.


You provide the birdbath
I provide the skin
And bathing in the Moonlight.



La vidéo est de Peau le coquelicot, Pauline Von A.

dimanche 13 septembre 2009

Le carnaval des animaux. A écouter en boucle.

Je pleurais avec la voix de Callas dans les rues de Strasbourg.
Dans ce café littéraire j'ai retrouvé le sourire de l'Amie.

A C., si tu passes par là : entre les livres j'ai fermé les yeux.
Est-ce que tu penses encore à moi, comme je pense encore à toi?


Il n'y a pas de liste. Il y a du jazz, du vin surtout, surtout en ce moment, il y a du vin et du jazz, et je me fonds dans ton extravagance, sous ta langue et dans ce liquide lacrymale Mlle J. dit que je dois trouver ma place.

samedi 12 septembre 2009


Je me souviens de cette image, un nuage qui planait dans ma tête, je pensais à des bras qui s'enlaçaient, l'amour inhumain, j'ai pensé à cette violence là, je t'aime et je ne peux que te tuer.

Mon corps est un couteau.
Théodore, mais pourquoi Théodore?
Ca aurait pû être quelqu'un d'autre.

Il y a un prénom gravé dans mes neurones. Ma poitrine est fermée.

Dix par être.
Je n'ai plus le temps. Les pages restent blanches, " tu es en prépa, c'est normal ". Ils parlaient de prestige, prestige de ne plus dormir? Prestige de travailler sur des matières que j'abandonnerai l'an prochain? Prestige de se sentir médiocre? Le professeur, l'an dernier, disait, "élève sérieuse et extravertie". Maintenant, je suis l'élève effacée.

Ma dernière lettre à Madame K., je reviens aux origines.
La Littérature.

Je suis moi et mon double.
Au retour Marguerite Duras m'arrache quelques révélations intérieures, révélation des Lettres, cette fraction de seconde où tout devient clair.
J'ai toujours été ivre de désir devant les mots.

J'ai toujours refusé d'aimer un être de chair.


Il quitta les yeux la ligne droite de ses épaules, la quitta des yeux.

J'aimerais ne jamais m'arrêter de photographier.

Il ne s'agit pas de ma propre vie.

Le cri entendu par Anne Desbaredes n'était pas un cri d'agonie.
C'était la jouissance d'une femme devant l'arme de l'amour, la mort.


Je deviens Romantique.

dimanche 6 septembre 2009

" Il me tire par le bras. Il dit que tout au bout on verra la mer. Est-ce que je t'ai déjà menti? demande-t-il. Pourquoi tu ne réponds pas? Tu ne mijoterais pas un sale coup pas hasard? Un non sans vie sort vide, sans moi. Va plus vite, je n'entends pas, remonte à ma hauteur, je te protège du vent, tu ne trouveras pas beaucoup d'amants qui te protègeront des éléments. J'ai mal aux jambes. On enlève nos chaussures, on les cache dans les herbes. On court vers la mer et les passants nous regardent. Ils me préviennent d'un danger. N'écoute pas les autres, dit mon amant, ils ne sauront jamais la vérité, crois-moi. Je regarde mon homme et je le trouve beau. Je ne peux pas lui mentir, il y a en lui trop de possessions pour que je le dépossède du reste de vérité qui l'habit encore. J'aime penser à son plaisir, j'aime penser que, de ma rigoureuse, respectueuse obéissance, dépend le mien. Je t'aime, mon coeur, répète-il, nous c'est beau, tu seras en blanc, tu entends? "

samedi 5 septembre 2009

Et c'est à ce moment, non pas celui-ci, non pas celui là, oui, là, ce moment là, c'est exactement à ce moment là que je me rends compte que j'aime de la racine des cheveux jusqu'à la chair la plus cachée.
One night stand.
("je ne te savais pas comme ça")
J'ai perdu l'enfance.
Je ne veux plus jamais entendre parler d'elle.
Quand le professeur parle de Proust, je me dis que j'écrirai des lignes amoureuses.
A présent je n'ai plus peur.

Je crois que je ne suis pas faible.
J'écris dans ma tête, à défaut de.

Il y avait ses yeux bleus.
Je déteste déjà la prépa.

samedi 29 août 2009

You're out of my mind, out of my mind.
Violette Ipoline, je n'ai plus accès à msn, je suis désolée.
Bloquée ici, malheureusement.

T. dit attache tes cheveux, je veux te voir...

11h30 : Oh my love, there is tomorrow.
Se mettre au vin blanc, te voir sous mon balcon écoutant la musique qui s'engouffre au dehors, tu as du vent entre les cuisses, et tu me chuchotes pour t'aimer il faut d'abord renoncer à toi.

A l'autre T., on se reverra, j'espère...

Le petit frère de P. me demande si j'ai des enfants. Les étoiles sont cassées et elles tombent vers nous.
J'ai trouvé cela magnifique.

Anonyme : me méfier de M. ?
Je suis épiée.

Il y a T. J'ai le corps occupé. J'ai le coeur violet. Marée haute.
B. ne veut plus me voir.

Il y a des histoires qui n'appartiennent qu'à moi.
Valser avec T. sur une chanson de Lhasa.

Et le reste, tu le dis si bien, le reste restera entre nous.



T. me suivra en prépa.

You are the wave, me the naked island.

jeudi 27 août 2009

Je suis déçue.
Au comédien je ne peux que mentir, pour le moment.
Je deviens mon ombre, je ne suis personne, ma mère m'a raccroché au nez, ma mère ne sait pas qu'elle est folle.
J'aime T.
C'est interdit.

J'ai le creux de son corps dans mes reins.
Orgasme.
En parlant de la jolie P. je me mets à pleurer. Mlle J. dit que je mets trop à distance, je vais exploser, je suis déconnectée.
Elle me sourit. Vous êtes intelligente.
Je ne ressens rien pour ma mère.
Je prends les choses en main.
Je me méfie de Y.
M. est amoureux d'une fille, je n'ai plus peur de lui.

Je n'ai pas aimé vos photographies. Il n'y avait rien de naturel. Je n'arrivais pas à m'y perdre.
Lili.
Je ne sais pas écrire. Je ne sais pas parler.
Sur mon cou il y a Amor Amor. Dans mes veines opium, peut-être. Ou toi.

mercredi 26 août 2009

Lili anonyme.

J'ai une vague idée... Une vague idée.
Te lire me rend triste mais m'impressionne aussi.
Je t'assure que ce n'est pas un crime. Même dans l'amitié.
Tu disais sans arrières pensées...
J'aimerais être Diane. Je n'ai pas sont allemand. Je n'ai pas sa peau bronzée. Je n'ai pas sa sensualité. Mon visage est rarement sous le lac.
Tu n'es pas stupide. Il n'y a pas de honte a écrire. A m'écrire non plus.

Je te vois, et je t'ai vu déjà bien avant.

Je ne sais pas si l'on peut m'aimer comme tu dis. On peut me haïr, ça oui.

Je suis d'accord pour danser.
De T. à P., 15 aout 2009, 21h12
Et je t'embrasserai encore et encore entre les comptoirs.



I'm a lipstick girl. Lipstick lesbian.


Sur tous vos sites il y a la meme chose.
Dégout. Je n'arrive plus à écrire alors.



Photographie, cette Wendy Stephanie, il faut la lire, pour l'humour, pour la féminité, pour pouvoir dire, je suis une femme et je bande.
Pourquoi.
Pourquoi toujours se cacher. Lili.

mardi 25 août 2009

Puis j'ai signé.
Emmenez ma mere.
Pas de culpabilité.
Elle a pleuré, m'a dit je t'aime.
J'ai regardé son visage de haut.
Je l'ai poussé et suis partie.

C'est la premiere fois que je suis seule dans ce grand appartement.

La rencontre.



Et je pleure sans m'arrêter.
A Biarritz j'ai oublié les feuilles pour écrire.
Je suis triste et je ne peux pas le dire.

Je cherche.

dimanche 23 août 2009

Pour Lili ,

Puis je publier ton commentaire ou dois je te repondre par article.

vendredi 14 août 2009

A Biarritz je rêve d'être seule avec Léa, la plage pour nos deux corps.

Il y a une obsession amoureuse, une obsession des liens, un mensonge pour les autres, une certaine incompréhension, je veux une chair a regarder, je veux un coeur a briser, je veux me vendre et me racheter. Je veux m'embrasser sur les lèvres, je veux m'aimer plus longtemps qu'un été.
Le roman est ouvert.
Je n'ai plus de limites.
J'ai peur de me montrer, j'ai peur de me rendre compte que je ne sais pas parler comme je ne sais pas écrire.

Avec le soleil j'ai des taches de rousseurs, j'ai toujours détesté les garçons aux yeux bleus, T. est une fille qui m'a toujours ennuyée.
Avec le soleil je rends la peau rouge.

En silence et avec le sourire je tombe jalouse.
Je ne suis jamais tombée amoureuse de moi.

Cela m'a toujours rendu triste.



J'ai noté vos adresses. Merci.

Every me, every you... Every me.

Je pars.
Envoyez moi vos adresses par email, j'aurai besoin d'écrire...


J'ai peur de la rencontre.
Je ne veux pas dormir avec P.
Lea a quelque chose de tres sain en elle.

Je pourrais embrasser ses yeux.

Ne m'oubliez pas trop.

mercredi 12 août 2009

Madonna. Holiday. Like a virgin. Erotica. Mylène Farmer. Je te rends ton amour. Innamoramento. Optimistique moi.
A nous quatre. Sexe intentions.
Musique, images, film de l'enfance, les larmes à la fin quand Valmont meurt. L'interdit, pour ma soeur et moi. Les vacances avec S., la famille folle, les Da Costa, au Portugal à présent. Je sais que mon père y est, je sais qu'il dira à S. " pas de nouvelles de ta cousine ", je sais que je serai la fille cruelle, celle qu'on détestera autour de la table. M. qui croquait les femmes. S. qui avait un plus beau corps que le mien. Mon oncle qui buvait trop. Les cris le soir, les insultes dans cette autre langue, pourquoi tu ne parles plus portugais? Je crois que j'ai oublié cette langue comme j'ai oublié mon père. Priscillia, me amor, venha para eu. Mes souvenirs sont flous. J'ai tué mes origines.
Ma soeur avait tout gaché en venant nous rejoindre. Les autres disaient : elle est jalouse de l'amour qu'on te porte. Ma mère m'a dit qu'un jour elle est restée, du matin au soir, tapie dans le coin d'une pièce car elle n'avait pas eu ce qu'elle voulait. Son message en décembre " J'ai honte pour toi. " Ah oui, et toi Fanny, pas honte pour toi? Pas honte de te saouler le soir? Pas honte d'avoir la peau blanche les cheveux noirs? Pas honte que tes cheveux soient aussi noir que ton coeur? Et ton suicide raté, tu y as pensé à celui la?

J'ai honte de mon sang. Je suis amoureuse de ma soeur. A un moment je rêvais de C. C'était un rêve incestueux. Je n'ai jamais osé en parler à Mlle J.

J'ai envie de rester la fille sérieuse et légère.
Je ne dors plus avec ma soeur.
" Avez-vous des grains de beauté ? Des cheveux blancs que vous teignez ? Pratiquez-vous un sport ? Prenez-vous des coups de soleil ? Faites-vous l'amour la veille ou le matin de nos séances ? En gardez-vous une trace ? Est-ce que je suis jalouse ? Avez-vous eu des relations sexuelles avec une autre femme ? Avez-vous peur de la nuit ? De l'amour ? Comment se prénomment vos enfants ? Êtes-vous une mère douce ? Combien de baisers par jour ? Quels sont vos mots sur moi ? Quel est mon dossier ? Me trouvez-vous jolie ? Intelligente ? Perdue ? Avez-vous fixé ma voix sur une bande magnétique ? Dois-je vous avouer qu'il m'arrive de rêver de vous ? "

mardi 11 août 2009


Puis j'ai vu la beauté d'un corps masculin, j'ai compris qu'il n'y avait rien à comprendre, qu'il fallait juste le vivre, alors j'ai pensé au parfum sur les lettres, au coeur des filles sur leur i au primaire, j'ai pensé à la grande enfance et au reste, aux cheveux blonds et à la séduction, au rouge à lèvres foncé sur les lèvres, à l'odeur de fleur sur la nuque qui reste même après l'amour, au ricil sur les yeux, à la profondeur des regards, j'ai pensé aux sous vêtements secrets, à la voix d'un premier soir, à l'imagination fertile et au désir contenu, à ce sourire qui veut dire simplement, j'aime ton corps et je ne te connais pas.


J'ai pensé qu'à présent je peux le faire aussi.


Et j'ai soupiré.
C., aimez-moi à l'infini. Plus grand et plus fort que l'absolu.
Et je vous aimerai aussi. Il faudrait d'abord que je sache qui vous êtes, mais ce n'est qu'un détail.
J'aimerai, je le jure.
Je crois qu'il y a certaines douleurs qui se taisent.
Minuit et des poussières, ces poussières dans mes yeux, mon visage essayant de pleurer devant le miroir.
Je ne suis plus Anne. J'invente des excuses et je pars.

C'est si simple de briser un coeur. Bien plus simple que de s'y accrocher.

Et je vous jure que j'y ai cru à un moment.
Se détacher.

Je suis ma propre cible.

Mentir. Se dérober.
Il y a une phrase que je sais si bien dire : c'est fini.

lundi 10 août 2009

Il y a cette photo de toi nue dans mon couloir.

" 30 juillet

Il y a parfois une honte à être homosexuelle, à cause des autres, à cause de l'échec amoureux.
Les garçons qui aiment les garçons cherchent une fille pour se promener. Je cherche un visage qui me ressemble. Je cherche un coeur à prendre. Je veux me venger de moi. "

C'est à cet instant là que surgit Charlotte. Mlle J. dit que je dois toujours noter ces intrusions de mon esprit dans mon esprit. Je m'étais forcée à oublier, et c'est en relisant N. que Charlotte trotte dans ma tête.
Je ne sais pas si je veux en parler.

" 4 novembre

C'est l'anniversaire de S. Elle écoute Barbara en pensant à une autre fille que moi.
On ne dit jamais rien sur la violence du désir mutant. Nous sommes des femmes. Nous devenons des hommes. Il faut de la force pour tenir ces deux rôles.

Il est si facile de briser un lien, il est si facile de perdre son écriture.

S. s'ennuie avec moi, je deviens une régulière.

J'ai envie de l'été, j'ai envie d'un corps à moi, j'ai envie d'une soumission, j'ai envie d'avoir le pouvoir, j'ai envie du vent dans les arbres en fleurs, j'ai envie de Marion. "

Il n'y a jamais eu d'autre histoire que celle de la sexualité avec Charlotte. C'était simple, j'avais envie de son corps sans avoir envie du mien. Je ne sais pas si c'est le contraire. Mlle J. dirait que je me suis refusée à elle par manque de confiance, mais je n'aimais pas Charlotte, il n'y avait pas de confiance, la confiance ne m'intéressait pas. Je crois qu'elle ne me désirait jamais assez.
Du moins, c'est ce que j'avais décrété.
Avant ce soir, je n'avais jamais pu mettre des mots sur cette rencontre.
J'avais honte de Charlotte comme j'avais honte de moi.
Je ne répondais pas à ses lettres, je disais " Je ne sais pas écrire. ".
Elle avait mon corps pour posséder le sien. Je m'interdisais d'y penser.
J'étais enfant. Je ne portais pas de question en moi. Je ne disais pas mon âge. Je ne disais pas ma voix. Un jour, je me suis forcée à manger ses lettres. J'ai toujours cru que mon encre venait initialement de là. De ce secret. De cette horreur.
Je désirais un corps qui n'avait pas de pénis. Je ne connaissais aucun mot pour l'expliquer. Je crois que je ne parlais pas.
Elle ne connaissait pas mon prénom. J'ai peur de l'appeler Charlotte car j'ai peur qu'elle me lise un jour. J'ai peur qu'elle se reconnaisse et j'ai peur qu'en écrivant Charlotte je commence à m'attacher à elle, après tout ça.
J'ai toujours cru que je ne pouvais pas me regarder nue car sur ma peau il y avait elle.
" Je te regarde danser la nuit Anne, tu n'es pas comme elles, tu as peur de nous, c'est pour ça que tu ne réponds jamais? ".
Au moment de jouir, elle mordrait profondément ma clavicule. Elle était toujours sur moi, parce que j'avais envie d'un corps qui fond, parce que je pouvais pleurer sans gêne. Pour marquer son désir elle me touchait les genoux avec insistance, cette danse pouvait durer longtemps. J'avais la clefs de son sexe.
Tout était permit à condition qu'elle ne me touche pas, à condition que ne sois jamais nue devant elle.


Je ne peux pas écrire avec émotion. Je ne peux pas expliquer pourquoi je lui faisais croire que je m'appelait Anne. Je ne peux pas oublier. Je ne peux pas me dire que certains, en lisant ça, enlèveront définitivement mes vêtements face à C.

La rupture était simple, il me suffisait de changer de rôle. Un jour elle essaya de dégrafer mon soutien-gorge. J'ai hurlé : Ne cherche plus jamais à me revoir.

Puis j'ai eu les cheveux rouges.
Je restai définitivement vierge tout en la pénétrant.
Mon corps était inapte à la jouissance.



Alors j'ai enlevé mes doigts du corps de Charlotte pour les faire écrire.


Ne dites rien, je vous en prie, ne m'en parlez jamais.

dimanche 9 août 2009

C'est un déchirement.
C'est mon âme en deux.
C'est sa manière de dire " Tu n'es même pas capable de ressembler à une fille ".

samedi 8 août 2009

Ma vie sans moi.

Samedi 8 août. Qui m'échappe déjà.

Sometime Later. Je sais que tu l'écouteras quand je ne serai plus là. Pendant le film tu prenais soin de ne pas me frôler, je pouvais vite m'écrouler. Je crois que si je ne peux plus aimer, c'est que je commence à me haïr.

Un samedi soir perdue dans les livres. J'ai dix-huit ans et ne suis plus de ce siècle.
Je veux encore nos soirées. B. Et de mon appartement résonne Brel, Brassens, et les autres oubliés, pourtant si présents ce soir-là. Quelques verres, trop de cigarettes, sûrement, et je ne peux jamais rester en place, et je me lève, fait tourner ma robe, invente, fabule, ... Je pourrais tuer ce corps. Je ne me comprends plus. Et tu applaudis après ma valse en solitaire, tu ris lorsque je mime un piano, tu souris les yeux grands ouverts quand j'ose certain déhanchés qui ne me ressemblent pas...
Un mois. Un mois ici. Ma tête ne peut assimiler ce temps. Un mois pour les adieux. Un mois pour quitter ces murs. Un mois pour regarder au loin l'enfance. Je pourrais tuer ce temps. Je ne le comprends plus.

Et cette fois c'est sans toi.
J'ai jeté les romans au sol, j'ai porté mes mains à mon cou, j'ai tenté de pleurer en assassinant mes poumons, une fois de plus. J'ai avalé ton visage. Cet état où je suis incapable de prononcer un mot, la tête pendue dans le vide, " tu as un air triste. C'est douloureux. "

Je pourrais reprendre et donner. Je pourrais renoncer à mes corps pour appartenir l'un des vôtres.
J'aimerais appeler, je ne sais pas, n'importe qui. J'ai besoin de dire que je n'ai rien à dire. Une adresse, une lettre empoisonnée. J'aimerais écrire et être lue.

Dimanche 9 août.

Plutôt crever que d'avouer que j'ai besoin de parler à quelqu'un. Subitement la valse s'arrête. A force de faire le premier pas, le second, le troisième et tous les autres, je danse totalement seule.


B., je t'en supplie applaudis.





"(02:24) : Tu es heureuse ?
(02:24) : Je crois que je ne t'ai jamais posé cette question.
(02:25) : N'y a t-il pas aussi deux personnes en toi ?



(02:28) : Non, au moins mille."


Je sais que tu l'aurais tué pour moi.

vendredi 7 août 2009

Je fais l'Amour et la Révolution.

Et se substitue à ma voix, à mon enfance, les photographies de Louise.
Je ne bois plus de vin, je lis Louise, est-elle Margot? Louise? Clignotants?

B. demande, pleureras-tu quand je partirai?
Je dis non, sans réfléchir.
Je sais que tu ne m'aimes pas.

La voix de Zazie devient celle de Louise.

Il y a une boussole cachée dans ma poitrine, une horloge sentimentale, mais moi j'ai loupé le train.

Alors je coupe mes cheveux, et devant le miroir je change de visage.
"Je suis saine de corps, et absolument obscène dans mes pensées, mes paroles et mes actes."

Lolita.

Ton sexe est un coquelicot.










jeudi 6 août 2009

Je vends mes charmes et mes armes, ma violence et ma douceur.
J'en connais des tas qui feraient mieux de s'aimer, un peu, un peu comme nous qui nous aimons beaucoup.
J'aime B.

La chute.



mercredi 5 août 2009

23h27. Et j'ai oublié son nom.
C'était si simple. Je ne me souviens plus. Déjà.
Le bonheur.

Les mots de Nina :

" Diane prend son bain, elle ne me cache pas son corps, pas de mousse sur ses seins, pas de main entre ses jambe, Diane a fait un chignon et elle est très belle. J'ai allumé cinq petites bougies que je pose sur la baignoire. Diane verse de l'huile solaire dans l'eau, pour l'odeur de l'été et la peau douce. Il neige encore. La nuit tombe au-dehors. Il y a du soleil dans ma tête. J'ai mis son disque préféré, Feelings, Johny Mathis. Diane chante. Diane me rend silencieuse. A quoi penses-tu, Marie? Je n'aime pas ce regard triste. Viens. Je reste assise sur le rebord de la baignoire. Je ne peux pas venir. Elle le sait. Elle me connaît bien. Je n'ose pas. Je ne m'aime pas assez pour me montrer nue, entrer dans le bain, sentir Diane contre moi, lui obéir. Je préfère rester. Je préfère attendre. Je regretterai, peut-être. Je regretterai sûrement. Je préfère la regarder, ne pas bouger, ne rien dire. Il y a une fenêtre dans la salle de bains. Les focons flissent en pluie blanche et serrée. Diane dit que j'ai un problème avec mon corps. Je ne devrais pas. Je suis belle, avec des épaule larges, de vraies fesses, de vraies cuisses, je suis très féminine. Diane me voit à sa façon. Moi je ne me trouve pas jolie. Je pourrais venir. Je pourrais m'allonger sur Diane. Je pourrais rester sur le dos et la laisser faire. Diane sourit. Diane s'amuse. Je sais à quoi elle pense. Diane entre sous ma peau. J'ai des frissons dans le ventre. Son visage dans la lumière des bougies, tear drops, rowling down my face, trying to forget my feelings of love, sa chambre, un peu de champagne, tout serait si facile si je me laissais aller, si j'arrêtais de penser, "Abandonne-toi, Marie" disait Antoine. Arrive ce que j'attends depuis des mois. Et je reste. Et je regarde Diane, son visage, ses cheveux, ses yeux noirs, son cou, sa peau, qu'elle me donne, que je peux toucher, dans la lumière, en vrai. Je sais bien crier ; et si elle mentait encore? Et si elle se moquait de moi? Viens. Son mot, doucement, comme Catherine Deneuve dans des scènes d'amour, Viens, avec la voix d'un corps blessé, qui ne veut plus attendre, qui veut être pris et soigné. Viens, c'est facile à dire pour Diane, elle connaît ma réponse, aucun risque à cela, je ne lui fais pas peur. Je ne sais pas venir. Je sais attendre, je sais partir mais je ne sais pas venir. C'est le corps immobile. C'est la tête qui retient. C'est la chanson de Françoise Hardy, je veux et je ne peux pas. "

23h35, je pleure, une envie d'appeller B., de lui dire également " viens", elle comprendrait, comme elle comprend toujours. J'ai vidé la bouteille, j'en ouvrirai une autre demain, tu viendras non, bien-sûr que tu viendras, tu m'as dit je pense mais je ne sais pas. Je veux et je ne peux pas... B. est un amour. B. est aussi un amour. B. est le seul amour.
L'extrait de Naissance des pieuvres, où la petite dépucèle la grande. La grande ne la touche pas. Au fond, la petite a gagné. La fin. Cette scène m'avait profondément troublé. C'était ma vie sur un écran. Devant moi, sans gêne.

Je ne m'étais jamais regardé nue dans un miroir.

Je sais partir mais je ne sais pas venir.



Deux août. 16h48. Londres.
Je suis tombée amoureuse de son allure.
Elle dit : " je suis en bas de chez toi ".

Je cours embrasser la parisienne.

mardi 4 août 2009

Mais bien-sûr que je m'en doutais. Bien-sûr qu'elle a prit ma place.
Qui veut de moi?

mercredi 29 juillet 2009

"Lettre 212
Jointe à un bouquet d'ochirdées
Julien à Camille
A Paris

Vous aimez que l'on vous nomme perfide? Perfide vous l'êtes mon orgueilleuse amie. Je vous demande humblement de me conseiller. Vous m'envoyez une lettre d'insultes. Combien de fois faudra-t-il vous dire que je ne suis pas amoureux? Camille. C'est un prénom d'homme, vous êtes lâche, dure et cynique comme un homme. Vous aimez les femmes et mieux que cela, vous faites l'amour aux hommes comme un homme. Savez-vous au moins pourquoi les vraies femmes simulent? Parce qu'elles culpabilisent, parce que même si elles donnent leur corps à un incapable c'est celui qu'elles ont choisi. La joui d'une femme qui aime jouir vaut tous les orgasme que vous auriez pu lui donner. Les hommes ne sont pas dupes. Mais ils savent que lorsqu'une femme leur donne du plaisir, elle s'oublie elle-même. Vous ête pire qu'une mante religieuse, jamais je n'ai vu une femme prendre son pied aussi égoistement que vous.
Vous me reprochez d'avoir laissé Diane voler dans les bras de son abruti d'amoureux de jeunesse. Vous êtes toujours plus maligne que tout le monde. Je vous pose la question franchement, qu'auriez-vous fait? Ce genre de situations mérite de véritables plans de bataille. J'ai bêtement cru que vous alliez m'aider dans leur élaboration. Depuis, sachez que je ne lui ai pas adressé la parole, pour être franc, je l'évite. Mais à quoi bon vous raconté mes (més)aventures? Vous n'êtes que mépris. Je vous hais ce soir Marquise.

De Paris, ce 9 novembre 19**."
I was going to kill my character, but I've changed my mind.



" La beauté du monde, qui est si fragile, a deux arêtes,l'une de rire ,l'autre d'angoisse, coupant le coeur en deux . "

Encore cette fin, toujours cette fin.
Il me tient par le bout des doigts, je me détache et m'enlise, je lui dis non, je lui dis que je ne peux plus, je lui dis qu'il n'y aura jamais un autre corps que le mien, jamais un autre en dessous de moi, ni au dessus. Ces histoires sont trop loin dans ma tête, ma mère disait ton père est un coureur de jupons, je ne comprenais pas cette phrase, j'imaginais mon père en train de courir, de regarder sous les jupes des femmes, j'imaginais toutes les femmes comme des bourgeons en été, les cheveux blonds le corps aimant, puis j'ai vu mon père nu sur le lit, je devais avoir six ans et mon père n'était jamais mon père, toujours un homme.
J'ai peur de partir, j'ai dit à maman que j'apprends à mourir, très lentement, il me reste très peu de temps tu sais. J'ai peur d'aller dans l'avion. Quand je serai dans le train, je voudrais que tu pleures sur le quai... Madison, que nous reste t'il? Tu es à dix mille kilomètres de moi, elle m'a dit que tu as essayé de mourir un soir profond comme il y en a si souvent à Montpellier... J'avais promis de t'écrire mais je ne peux pas, te souviens tu nos été... Salomé jouais du violon devant nous, elle coiffait mes cheveux, nous avions la grande maison à nous toutes les après midi, dans la piscines nous allongions nos corps, jouions avec nos voix... Je n'ai jamais aimé quelqu'un plus que toi, c'était si simple, si vrai, si profond, si amoureux entre nous, il nous était impossible de nous séparer, " n'oublie pas si on nous demande, nous sommes bien soeurs. ". Le soir nous dansions chez toi, Ariane nous espionnait le sourire aux lèvres, nous riions au moment de l'apercevoir, mais tu continuais sans cesse, tournoyait ta jupe, encore et encore... J'enviais ta peau bronzée, tes yeux verts, ton corps d'enfant, je devenais trop vite femme, je refusais que tu m'idolâtre, tu faisais sans cesse la même chose que moi, tu avais mes opinions, mes désirs, tu m'écoutais durant des heures, je te prenais la main, je te disais d'être toi, je t'aimais à l'intérieur et en dehors de moi, il me semblait que j'existais pour cela. J'embrassais ton frère sur les lèvres, de rares fois certes, je crois que c'était mal, nous étions jeunes, nous voulions être grande, et je crois à présent que je donnerais tout ce que je possède pour revivre ces instants, où il me paraissait évident que je portais le bonheur à l'intérieur de mon ventre.


Depuis, j'ai avorté mille fois.
Je crois que Mlle J. cache ce malheur. Sa manière de dire " Vous êtes triste. " quand je pleure silencieusement devant elle, en fixant le vide, en espérant qu'elle ne verra rien. Vous êtes triste, vous pleurez, vous souffrez, vous aimez, vous vivez, intensément, trop peut-être, vous êtes intelligente, vous devinez vite, vous anticipez, vous mettez de la distance, vous remettez en question, vous avez peur de vous même, vous avez peur du corps des garçons que vous ne comprenez pas, vous avez très peur d'une relation sexuelle, vous avez peur de vous donner, vous avez peur d'être sale, vous aurez une sexualité définie, vous serez une fille qui jouie, vous pouvez donner la vie, vous pouvez la reprendre surtout, vous êtes trop touchée, vous joueriez bien du théâtre, vous faites trop semblant dans la vie, oui je sais que je ne peux pas imaginer, que feriez vous sans moi, que faites vous le soir, que représente P., que représente M., que représente A., est ce que cela est bon pour vous, racontez moi votre enfance, il fait beau aujourd'hui, vous n'êtes pas stupide, vous êtes intrigante, pensez vous que ce n'est pas intéressant pour moi de discuter avec vous, vous avez une grande imagination, vous devez vous aimer et surtout vous pardonner, vous êtes plus haut que la hauteur, votre fonctionnement est étrange, vous savez aussi bien que moi que vous..., vous refusez la banalité, puis je voir ce que vous écrivez?
J'ai donné cet endroit à Mlle J., je crois qu'elle n'est jamais venue ici. Elle ne pouvait pas me lire, je lui écrivais déjà tout, elle aurait vu mon corps.
Je n'aime que [].
Secrets.

mardi 28 juillet 2009

Ennemi commun : moi.
Lapidez moi, je suis le grand méchant loup qui a parlé dans le dos de tout le monde !

J'ai pleuré autant que j'ai pu, et je me suis dit tant pis.
Mes propres amies m'abandonnent.

Je veux oublier.

Abandonnée. Je le suis. Tout en étant prête à assumer des choses que je n'ai pas faites. Vous le savez bien, autant que moi, que nous sommes toutes coupables. J'ai proposé d'arranger tout cela, il paraît que nous serions trop mal à l'aise... Parlez pour vous. Et ne venez plus jamais me dire ce genre de chose. Et me reprocher d'aller trop loin quand vous osez m'accuser de ci et ça.
Oui, Yassine a raison. C'est sûr. Je suis une grande raciste et je disais du mal des autres avec lui. Cela me ressemble. N'est ce pas.
Mais attention quand il sera l'heure de dire ce que vous avez soufflé chacune de vous derrière l'autre. Ça vous paraîtra sûrement moins drôle. Devoir me justifier devant vous. Je n'aurais plus à le faire à présent.
Réfléchissez-donc et mesurez le poids de vos mots. Ayez un minimum d'empathie pour imaginer ce que cela peut me faire. Mais c'est sûr, ça ne vous ait jamais arrivé, à vous, qui prêchez la bonne parole.
J'ai mit le doigts sur le problème. Mais évidemment le silence est tellement plus plaisant.

J'avais cru que ce que l'on a vécu, que ce que l'on vivait était grand. Je savais qu'il y avait certaines choses que je ne savais pas justement, mais j'ai fait avec. Loin de m'imaginer que dès que l'une d'entre vous aurait ce genre de document entre les mains elle irait vite le transférer à d'autres, au lieu de m'en parler. Dans mon dos. Comme c'est ironique.


Mais je comprends, cela fait tellement de bien de jeter les non-dits sur une personne.


Londres, me voilà. Et je ne laisse plus rien derrière moi.



Pour toi, l'herbe sous nos pieds pousse pour caresser la poitrine des jeunes filles en fleurs. Dont moi, surtout. Je veux croire à cette folie-là.
Quelques nuits en face à face avec B.

lundi 27 juillet 2009












I fought the war but the war won't stop for the love of god.


Cette mélodie est pour moi celle du 25. Étrangeté des souvenirs.

Je suis pour que l'on s'apprenne. Je suis pour Vous connaître. Je suis pour rencontré L. sans savoir quand l'on se verra à nouveau. Je suis pour oublier le temps.

Je n'ai plus peur.

dimanche 26 juillet 2009


La fiancée aux marguerites.

mercredi 22 juillet 2009

'Dearest, I feel certain I am going mad again. I feel we can't go through another of those terrible times. And I shan't recover this time. I begin to hear voices, and I can't concentrate. So I am doing what seems the best thing to do. You have given me the greatest possible happiness. You have been in every way all that anyone could be. I don't think two people could have been happier till this terrible disease came. I can't fight any longer. I know that I am spoiling your life, that without me you could work. And you will I know. You see I can't even write this properly. I can't read. What I want to say is I owe all the happiness of my life to you. You have been entirely patient with me and incredibly good. I want to say that - everybody knows it. If anybody could have saved me it would have been you. Everything has gone from me but the certainty of your goodness. I can't go on spoiling your life any longer.

I don't think two people could have been happier than we have been.

V.'

N'y a t'il pas de lettres plus belle pour un adieu. Virginia s'est jeté dans un lac, et moi je ne vois pas le fond de mes eaux. Je pars. Je suis triste. Mais je pars. Je reviendrai.
Il me reste un mois à vivre ici. Toujours à moitié nue, je passe mes vacances seule dans cet immense appartement, et comme il n'y a personne de la journée je m'empresse de mettre Bach très fort, trop fort, je valse a m'en faire tourner la tête, je valse avec mon ombre, je regarde les gens dehors, le soleil me fait fleurir, je me souviens de la voix de C., fachée mais amusée, qui me reprochait d'avoir attendu vingt minutes devant mon appartement, sa voix enjouée lorsqu'elle me disait " Tu es folle, ta musique classique se faisait entendre dans tout l'immeuble " , Ma Musique, je réveille les morts, je sommeille les absents, avec moi toutes les saisons sont celles des amours, un corps est toujours bon à danser, une voix est toujours bonne à entendre, alors je chante et chante encore, 13h54, il dit "Ce corps a retrouvé ta grâce d'enfant adulte".
Et c'était beau.



























When I was a child, fears pushed me hard in my head, in my neck, in my chest, in my waist,
I never loved










Pour plaire à tes lèvres je me prends pour la nuit.



Extrait : Chiarina, du carnaval de Schumann.

J'ai effacé son numéro, j'ai effacé le rendez-vous où je me serais retrouvée seule, j'ai effacé ce que j'imaginais de sa voix, j'ai vendu sa démarche, j'ai vendu sa démarche et le reste, je ne l'observe plus, il me devient ininteressant, l'Autre n'est plus jaloux de nos mots le soir, j'ai mis sa main sur son épaule, j'ai déposé ma langue dans son cou, mais j'ai oublié l'homme, j'ai oublié le comédien.
Maman a pleuré. Maman a pleuré et au lieu de prendre mon air supérieur en lui disant que c'est inutile, je l'ai prise dans mes bras et lui ai chuchoté que tout ira bien, je m'occuperai de tout. Après toutes ces années, c'est à mon départ que le poids de cette éducation l'attrape à la gorge. Maman n'aura plus besoin de remplacer papa. Je crois n'avoir jamais manqué de lui, maman a décidé dès le départ de prendre la force d'un homme, quitte à effacer la tendresse et le soutien, la souplesse féminine. Etre première en tout, ne pas faire d'erreur, j'ai apaisé sa conscience masculine. Une goulée d'air dans mes poumons : j'ai fait les comptes en fond en comble : j'ai bien assez d'argent pour louer mon appartement à moi. Plus d'illusions et de faux espoirs venant de.
J'ai dix-huit ans et je me sens libre. J'ai dix-huit ans et je suis libre.
Je ne cherche pas à être mère, je veux une mère, je veux une amante dans la nuit, je veux un danger à frôler. C'était à prévoir : Il ne suffisait pas.

mardi 21 juillet 2009


Démesure. Contemplations.
«Écrire est un acte. Le livre est le résultat d'une liaison, d'un désir, d'un rapport. Il s'agit de sexualité.»


J'ai retenu mes larmes durant tout le film, voulant à tout prix éviter de montrer à [] ma si grande vulnérabilité.
" Une seule issue s'offre à moi : ta peau tes cheveux ta vulgarité l'obscène dans tes yeux tes taches de rousseur au soleil tes frissons la nuit ton langage quand tu parles de moi ton amour ta vie ton écriture, tout sauf ton sexe, ton sexe de fille, qui me rappelle le mien. "
Elle refusait d'être avec moi, je devenais alors homme à ses côtés, tout en maudissant mon prénom.

Il n'y a pas de sens à cette relation, nous sommes deux filles deux garçons, je retiendrai ces simples mots, tu portes l'obscène dans les yeux.

01h04.
19 juillet, seize heures trois minutes. Même quand tout est clair, je ne peux m'empêcher de déambuler chez toi un verre de vin à la main, te raconter mes rêves mes histoires et surtout ma cruauté, comme toujours nous rions et je t'accroche du regard, tu me tires le bras d'un coup et je te gifle si fort que tu crois l'avoir mérité... D'habitude, tu anticipes mes gestes, tais ma violence, apprivoise mon comportement, je crois que c'est ta manière de m'aimer, c'est tout ce qu'il me reste de ces deux derniers jours, ta voix qui me souffle que c'est moi qui t'oublierai, pour toi c'est impossible, car en refusant la banalité je nous créé un univers différent à chaque seconde, tu m'aimes parce que je ne t'ennuie pas, tu n'en connaîtrais pas de meilleures raisons, petit con?

lundi 20 juillet 2009

Ici, je répondrai à Tout.

samedi 18 juillet 2009

Embrasse-moi ou je hurle.

Tu dis qu'il me reste un peu d'amour au coin de la bouche,


J'ai envie de me briser les os, de vomir ma propre essence.
Je ne sais plus où je suis. Où je vais. Je n'ai trouvé personne. Pas de colocataire. Ni dans les personnes qui m'aiment, que dis-je, que j'aime, ni dans ceux que je ne connais pas. Je serai seule, dans 10 m², je redeviendrai depressive, je me tuerai à nouveau le soir, il y a ce tout qui m'attrape à la gorge sans relâche, je ne m'accorde plus le droit d'aimer, ni d'aimer ni d'haïr, on me dira que cela n'a pas de sens, mais qu'est ce que j'en ai à foutre moi, du sens.
Je suis à nouveau petite, je fixe le vide, je redeviens celle de l'an passé, il n'y a rien pour me sauver, à Strasbourg je sais désormais que je n'ai personne à qui m'accrocher, et je le supporte encore moins bien qu'un échec, parce que je me vois assister à ma propre perte, je coupe mes cheveux, je me fais vomir, je ne bouge plus, je n'ai plus de famille, je suis morte lorsqu'on m'a parlé d'E., je suis morte mille fois ce soir, et bien plus encore, pourquoi est-ce que je devrais aller me détendre, à la plage où ailleurs, ailleurs il y a E., et oublier me fait penser que je dois oublier, alors que j'attends de n'avoir plus ce besoin, l'oublie. Je pourrais lire Maupassant pour la nuit, je pourrai même passer à Stendhal en l'espace de quelques heures, je pourrais tout étouffer, avec mes doigts, mais elle dit que c'est si dangereux, d'oublier de vivre à travers mes grands personnages, vivre sur le papier, que ce soit en temps que lecteur ou qu'écrivain... C'est serpenter les rues lorsqu'on sait qu'il n'y a qu'une impasse, c'est toucher sa vie avec du bois, c'est embrasser Clara avec les yeux, ce n'est pas convenable, de vivre avec de l'encre dans les veines, c'est prendre sa vie par quatre chemins, tirer les cheveux en je ne sais plus combien, on croit qu'on rejoindra la vie par d'autres moyens, le prisme de ton esprit sur le mien, l'élégance de l'ecriture d'M. quand il n'y a plus d'yeux pour lire... C'est se noyer avant de se jeter à l'eau. Il me faut vivre. Il me faut grandir. Me dire que je serai vraiment seule l'an prochain. Totalement seule. Seule à m'en laisser pourir. Mais que j'y arriverai. Peut-être avec trente kilos en moins, peut-être sans aucune fierté au bout, mais je survivrai.

Je crois que j'ai eu des rêves. Je les avale sans mâcher, et le temps d'atteindre l'oesophage il ne reste plus que des déceptions. Je ne peux lui en vouloir, ni à elle ni à lui. Je ne peux leur dire de m'aider car j'aurais souhaité qu'ils soient pour moi une béquille à mes mots : le savoir avant, et me tendre les bras.

Ce soir je m'octroie le droit d'espérer, même devant l'apât de la lueur d'une soirée d'été emporté par nos rires d'enfants.


vendredi 17 juillet 2009

"Je suis amoureuse de toi", entre deux photographies, B.










jeudi 16 juillet 2009

I

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...

II

- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...

III

Le coeur fou robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !...

- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.


Arthur Rimbaud.



Il m'a quitté, je cherche un amant régulier.

mardi 14 juillet 2009

Je n'aurai jamais dix-huit ans.

En ce quinze juillet, ce sera cette mélodie :



Et même en l'écoutant en boucle, je n'arrive pas à pleurer. Et pourtant, c'est le seul cadeau que je pourrais me faire. J'ai allumé des bougies, j'ai pris une bouteille de vin rouge, que je boirai peut-être cette nuit, sur mon balcon, me rendant compte que c'est mon dernier anniversaire dans cet appartement. Je me sens déracinée. Je veux y revenir, très vite, après mes études, je me marirai avec n'importe qui, j'aurai dix enfants, peu importe mais ici. C'est le seul endroit où je me sentais chez moi. Maintenant je serai seule à Strasbourg, dans une chambre miteuse et détestée, et quand je reviendrai je devrai revenir dans un nouvel appartement, plus petit, avec les murs moins haut, je n'aurai plus de chambre à moi, je n'aurai plus d'enfance. Je crois que dans l'état actuel des choses, je ne supportera pas ce déchirement. Tandis que je dois quitter mon appartement, je me demande quand je devrai quitter [].
Ce sera ma deuxième année des dix-sept ans. C'est ainsi, le changement dans le temps, le changement qu'on ne sent pas est accepté. Le changement que l'on doit faire soi-même, qu'on sent de la racine des cheveux jusqu'au bout des ongles est insoutenable. Je deviens inhumaine.
Finalement, je n'ai rien réussi. C'est le premier anniversaire sans mon père. Les moments heureux sont les plus déprimants quand ils vous posent le souvenir d'une perte subite. Ces dix-huit ans me rappellent le fait qu'il ne sera plus jamais là. Je refuse.
Je ne suis pas à la hauteur. Je n'ai pas eu mon bac avec mention très bien, ma famille ne m'a pas félicité, ne m'a même rien dit, à part ma mère, qui m'a répété de ne pas rester seule : je pourrai vite me pendre. Mon cher oncle me répétait encore aujourd'hui "si tu avais eu 17 en Philosophie, tu aurais eu TB." , oui, je n'ai que eu 15, excusez-moi, je ne suis pas la fille parfaite que vous vouliez. Ou sinon, on me répète inlassablement à table que Philippe est merveilleux, il a eu 17.7, donc c'est une personne qui a, à leur yeux, plus de talent, plus de valeur. Cela me fait penser à mon professeur de Philosophie, qui, au bac blanc, a déclaré : " c'est bien pour tout le monde, sauf Priscillia, qui m'a déçu ". M'attendant à un 8, je tombe sur un 14 et des reproches. Non, je ne suis pas douée. Peut-être que si je n'exploite pas mes capacités, c'est que je n'en ai pas. Je suis peut-être nulle. Je vaux sûrement moins que Philippe, alors je mérite qu'on ne me félicite pas. A vrai dire j'attends qu'on me punisse, car la personne que je déçois le plus, c'est moi-même.
Les mots de E. : " Tu n'es qu'une gamine, tu te poses sans cesse en victime et nie tes pulsions infantiles ". L'inconnu me juge. Je dois l'accepter.
Le temps me rattrape, je ne peux plus reculer.

Une fois de plus, ce sera l'écriture qui l'emportera sur la musique.
Car à cet instant précis, cela fait dix secondes qu'une larme tente de s'echapper de mon oeil.

Je crois qu'il n'y a jamais eu de meilleur humeur nocturne pour se tirer une balle dans la tête.




"Sa main, à demi enfouie dans le sable, se faufilait vers moi sur le bout de ses doigts bruns et fuselés avec une lenteur tâtonnante et somnambulique ; ou bien c'était son genou opalescent qui commençait de ramper à ma rencontre en un long et prudent voyage ; parfois, un rempart adventice érigé par des enfants nous offrirait un abri précaire derrière lequel j'effleurais ses lèvres salées. "