samedi 31 décembre 2011
Je fais du latin, j'écris hongrois, C. est à mes côtés, la maison est vide, aujourd'hui nous étions le 30 décembre, année 2011. Nous mangeons. Je mange. Je me nourris. Je mange rapidement, sans réfléchir, je dévore même si mon corps réclame l'expulsion. Nous mettons Gainsbourg, tout gainsbourg, il pleut. Il pleut sans interruption. Il n'y a rien d'autre à dire, il pleut, elle dit que j'ai froid, que mes poils se hérissent. Je me nourris encore. Tout y passe. Je me sens propre comme une prostituée. Je dîne chez Mi., il dit que mon visage a changé, que mes vêtements sont trop grands. M. écrit, il demande, doit on arrêter, on ne s'entend plus. Je ne comprends pas de quoi il parle, arrêter quoi, je dis que je ne comprends pas ses mots dans leur alignement. Je n'attends rien. C. me donne une robe puisqu'elle n'en porte plus. Je m'habille sans attendre. Chez Mi. tout tend au souvenir, j'y ai fêté seule mes vingt ans. Tellement ivre que je fumais habillée sous la douche. La voisine écrit, il y a trop de bruit, ici on ne peut pas dormir. J'écoutais cette chanson en boucle, because this isn't Paris, this isn't London, ... it feels so good in the bay. Sans comprendre encore. Fille bruyante. Dix cigarettes sous la pluie dans la salle de bain. Ce soir il y aura B., le rêve de cette nuit le 30 sera loin. C. avait un pénis dans sa culotte et je caressais sa peau douce. Nous nous embrassions. Les filles ne pénètrent pas mes rêves. Je me réveille à ses côtés, C., l'amie, je me dis heureusement qu'il ne s'est rien passé, même dans le sommeil. Ainsi était hier.Et ce soir il y aura B.
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